dimanche 25 octobre 2009

The Dead Weather : Horehound



Prenez une bonne dose de White Stripe (Jack en l'occurrence), une part féminine des Kills (la fluette mais voluptueuse Alison Mosshart), le côté poussif et rugueux d'un homme reine de l'age de pierre (Dean Fertita des Queens Of The Stone Age), une basse fraternelle des Raconteurs, et vous obtiendrez cette mixture rugueuse que sont les Dead Weather.
La nouvelle formation du très prolixe Jack (à son actif trois formations et des tonnes de chansons en stock) sonne comme une vrombissement sonore. Enregistré dans son studio perso, dans un délai de trois semaines (mix compris, avis aux trainards). Cet opus démontre la maitrise d'une recette maintenant réputée du célèbre Jack. Une batterie efficace sans trop de complexité, une basse énorme, des guitares grasses et parfois approximatives. Et un son qui vous transporte comme pouvait transporter un Led Zep au moment de sa sortie.
De là à ne jurer que par cet opus, je ne dis pas. Mais il est une évidence, ça fait bien longtemps que mon oreille ne s'était arrêté sur un opus et de scotché sur une telle homogénéité musicale qui dure pendant les onze plages musicales.
Avis aux amateurs de sensations vraies et de montagnes russes sans ceintures de sécurité. The Dead Weather a tout pour plaire. Et le pari est haut la main remporté. A dévorer rapidement !!!

samedi 24 octobre 2009

Une Chronique par semaine



N'ayez crainte, Muzik In Mars répondra présent d'ici quelques heures avec une fréquence de chroniques régulière. A raison d'un album par semaine, je m'engage à vous proposer de longs chapitres dédiés à l'une des passions les plus répandues, la musique.
Enjoy ...

lundi 19 octobre 2009

Du Nouveau, un Contrat à Durée Musicale. Une note blanche après un long Silence, voir un Soupire

Pratiquement un an et je reviens à toi. Pour ainsi dire, les choses ont changé. Tout a changé. Même mon gout pour les choses musicales. Et puis la vie. Elle a parfois des gouts sucrés, d'autres amers. J'ai renoué avec de vieilles connaissances comme la pratique sportive, ou cette relation amour haine avec la littérature. Mais durant tous ces instants je ne t'ai pas abandonné musique. Je suis passé par des chemins de travers rarement emprunté comme ceux de Fela Kutti. j'ai redécouvert, avec mon nouveau statut de père, les sons qui ont bercé mon enfance (de Prokofiev en passant par Pierre Henri).
Mais, et je dois bien l'avouer, c'est un drame qui me ramène à toi. Dans ma famille O'CD, nous avons subi la perte d'un des membres les plus actifs à ton corps défendant. Il campait sur ses positions de la défense de notre vocation première: disquaire. Nous le regardions avec admiration, mais parfois, et en toute franchise avec agacement. Il nous mettait un miroir en face de nous. Ce miroir reflétait notre abandon, plus ou moins partiel, pour ce métier que nous chérissions pourtant.
Cette longue introduction pour expliquer un retour sans promesse de contrat à longue durée. je décide de remettre cette vision des choses au centre des préoccupations de mon statut de manager de la maison O'CD marseillaise. Il en va de mon intégrité dans mon travail. Il en va de ma passion. Il en va de mon équilibre personnel.
Je prends donc acte et décide d'inventer un langage musical châtié. Je décide de créer de nouvelles façons de communiquer notre passionnante aventure musicale.
c'est ainsi que, lors de votre prochaine visite au 162 rue de Rome, vous découvrirez de petites attentions aux amateurs de sons en tout genre. Je veux parler de ces petits gestes comme ce calendrier musical ou de ce challenge que j'ai décidé de mettre en place rapidement. Une sorte de Jeux pour écrivain en herbe.
je proposerai bientôt à tout un chacun d'écrire et de m'envoyer des chroniques sur des albums de leurs choix afin de collaborer à la mise en avant d'artistes un peu moins médiatisé que ces pseudos artistes qui passent sur les ondes au moins une dizaine de fois par jour comme si il n'y avait rien d'autre à proposer...
Chaque chronique devra être validée par mes soins. A la suite de cette validation, vous recevrez un mail vous informant que votre texte se trouvera inséré dans l'exemplaire. Cette validation vous offrira une réduction lors de votre prochain passage dans notre maison.
je compte sur votre passion et votre sens de l'échange pour rendre cet outil de communication vivant et ludique.

lundi 2 mars 2009

Miles Davis : Kind Of Blue



Pour fêter les cinquante années qui ont filé depuis la sortie du master piece de Miles Davis, Columbia n'a pas fait les choses à moitie avec ce coffret.
Asseyez vous et contemplez; ce coffret referme deux CD, un DVD, un vinyl bleu (en hommage au titre), des photos magnifiques, un poster, et un bouquin illustré. Rien que le descriptif met l'eau à la bouche. Mais l'essentiel est connu des mélomanes depuis cinq décennies, le "Kind Of Blue" reste inégalé. Miles invite les auditeurs à un partage du Jazz, à sa définition. Car la note bleue, celle qui est juste mais avec un arrière gout de manque justesse est la définition du Jazz selon Davis en 1959.
Tout dans ce coffret est bleu, et lire le bouquin en écoutant les plages musicales qui défilent sur le microsillon est un pure plaisir.
On se sent apaisé après cette petite heure. Comme si le temps avait pris la pause. Comme si tout s'était figé pour laisser la place à un instant divin. Ça sonne monstrueusement bien. Les titres s'enchainent comme des étoiles filantes dans un ciel d'été en Provence. Un moment magique durant lequel l'imperfection montre ce qu'elle a de plus beau, la délicate fragilité de la musique et l'attention que les musiciens portent à leur art. Un instant rempli de poésie.

dimanche 1 mars 2009

Quatre Mois plus Tard ...



Qui a dit que l'on ne revenait jamais à son premier amour ?
Qui a cru que Muzik In Mars était enterré ?
Qui a pensé, un moment, ne plus trouver l'envie de rédiger les pensées les plus musicales ?
Pas moi.
Certainement pas moi.
Il aura fallu près de quatre mois pour retrouver le chemin de la rédaction.
Quatre mois de silence, quatre mois aussi de retrait face à ma discothèque.
Pourquoi ?
La réponse se trouve, en partie, un peu plus bas, le boulot. En partie, seulement. Je peux ajouter à cela une arrivée de la paternité qui se concrétisera dans un mois. Et puis la reprise d'une activité physique. Écouter de la musique est une activité saine, mais ne vous rend pas vif et alerte comme peut vous rendre le sport.
Bref, voici le retour de Muzik in Mars.
Tendez les oreilles, ouvrez les yeux, la partie reprend.
Nous nous retrouvons dés demain pour la chronique d'un album qui m'a donné l'envie de tout remettre à plat, la sublime édition limitée du "Kind Of Blue" de Miles Davis. A demain pour les retrouvailles.

lundi 13 octobre 2008

Un Petit Tour Chez O'CD Marseille

video

dimanche 5 octobre 2008

Joe Henry : Scar



Une chronique, cela faisait bien longtemps. Mais comme mes précédentes étaient des coups de cœurs instinctifs, j'ai pris le parti de chroniquer uniquement des coups de cœurs dont la durée de vie dépassait une semaine.
C'est donc le cas pour cet opus de Joe Henry.
Mais qui est Joe Henry ?
C'est un américain qui vit du côté de la cité des anges. Sur cet album, "Scar", il est entouré de la crème des musiciens Jazz et Free Jazz. La distribution s'étend du sax d'Ornette Coleman à la basse si reptilienne et féminine de Me'shel Ndegeocello en passant par les notes blanches et noires de Brad Mehldau et les baguettes de Ab Laboriel Jr. Ce n'est pas la répartition des rôles qui rend cette galette si délicieuse mais bel et bien le son qui se dissipe au cours des minutes d'écoute. Joe Henry a parfois un timbre de voix qui fait penser à Tom Waits, les sonorités font référence au fabuleux "Bitter" de la bassiste précédemment nommée. Entre des titres au format pop et des arrangements dignes des plus beaux ouvrages jazz contemporains, Joe Henry capte un auditoire complètement hypnotisé par cette musique envoutante. Dire que cet artiste a plus de dix albums à son compteur et que je viens d'en faire la connaissance. Ca laisse songeur sur cette capacité que certains ont à se faire connaitre malgré le peu de talent qu'ils ont à délivrer et qu'une fois de plus, à l'image d'un John Mayer, les talents d'un continent étranger restent bien cachés dans la masse de maquillage et de paillettes commerciales.
Joe Henry, définitivement un musicien à suivre.

Joe Henry : Struck



Le Site Officiel: www.joehenrylovesyoumadly.com
La Page Myspace: www.myspace.com/joehenry

C'Est Vraiment La Recession ???



Nous voilà donc en plein dedans. A force de parler du loup, le loup arrive... Et je peux vous dire une chose, je l'ai vu roder depuis quelques semaines. Certains passent, d'autres vendent. Je n'ai qu'une personne qui achète de plus en plus, il s'agit du seul banquier que j'ai comme invité. Alors, lorsque cet homme averti me dit: "Heureusement que la musique est là pour apaiser mes journées", mon sourire revient et je me dis que ce n'est qu'une passade. Et puis ces petits plaisirs musicaux que nous vous proposons sont de moins en moins chers, et notre accueil est toujours de plus en plus chaleureux. En tous les cas, nous faisons tout pour...
Chez nous, la récession reste au pas de la porte. En franchissant le 162 rue de Rome, vous passez d'un état morose à la cadence chaloupée. Pour preuve la journée d'hier durant laquelle l'attitude fut toute funky. D'ailleurs, restons dans le funk avec ces compilations superbement réalisées qui vont s'arracher, d'ici peu de temps, comme des petits pains durant la crise de 1929. La collection "Superfly Soul" débarque dans notre rayon Rap Soul Funk. Toute les racines de la Black Music est compilée avec intelligence. A découvrir d'urgence avant que ces pièces maitresses ne disparaissent et fassent le bonheur de l'acquéreur futur.
Pour en revenir à ce mot qui fait froid dans le dos, je n'irai pas par quatre chemins, nos médias ont acquis la force de frappe ultime, celle d'effrayer en répétant inlassablement que c'est la crise, qu'il n'y a plus d'argent, que demain nous ne mangerons que des patates et que l'hiver risque d'être long. Vous y croyez, vous ? Je veux dire, Ok, c'est la panade à Wall Street, certaines grosses fortunes ont du soucis à se faire (enfin, je parle mais j'en sais rien). Mais nous, amateurs de notes de musique, inépuisable Indiana Jones d'un rythme sorti d'ailleurs, la récession économique influencera-t-elle notre choix sur le disque qui va éclaircir notre journée ? Je ne le crois pas. Le drogué au Décibel ne baissera pas sa dose de son... Bien au contraire... Keep The Faith, restez à l'écoute, et gardez votre si beau sourire, rien ne pourra vous l'enlever, sauf la faucheuse bien entendu!!!
Make It Funky.

dimanche 28 septembre 2008

Willy Mason : Where The Humans Eat



Alors OK, on pourra me reprocher de ne pas avoir posté un seul commentaire sur l'évènement musical marseillais de la semaine, Marsatac. Mais voilà, la nouvelle m'a littéralement coupé la volonté de faire quoique ce soit d'autre que d'être auprès de ma douce, je vais devenir Papa!!! Du coup, pas envie de bouger mes fesses, je m'en excuses auprès de Maude et de Brigitte qui avaient eu la délicate attention de m'obtenir une accréditation presse.
Dans ces moments ou l'on touche le ciel de ses deux mains, on a envie de tout et de rien. Pour ma part j'ai eu envie d'écouter le premier opus de Willy Mason, "Where The Humans Eat". C'est typiquement une envie inexplicable, mais tout à fait compréhensible (trouvez la logique à cette phrase, et contactez moi, merci). Une guitare folk, très peu d'arrangements et surtout une voix qui vous emmène au plus profond de vous même. Enregistré en 2004, cet opus est beaucoup moins pop sucré que "In The Ocean Gets Rough", et donc forcement un peu plus authentique. Voilà pour l'album de la semaine. Sinon, le mois de Septembre touche à sa fin, et comme vous avez pu le constater, il n'y a pas eu d'émission Muzik In Mars Say Yeah !!! Le concept a pourtant bien avancé, mais la date fut impossile à fixer. Nous espérons vous la transmettre très prochainement. Encore milles excuses auprès de l'équipe de presse de Marsatac.

Willy Mason : Gotta Keep Movin

dimanche 21 septembre 2008

Une Semaine Pas Comme Les Autres ...



Il soufflait un mistral étrange sur notre ville phocéenne. Le RnB sucré a été porté jusqu'à la porte de votre maison O'CD marseillaise. Le prix de ces sucreries non allégées sont tout aussi alléchantes...
Mais alors la culture ne se manifesterait que par son élan popisant et ultra consommateur à l'effet de mode instantané ?
Non, il n'en n'est rien car le "Emoticons" de Ben and Jason a fait son entrée dans nos bacs. Et cela montre à quel point nous avons su nous diversifier et élargir nos arrivages. Parlons aussi du deuxième opus de Thomas Dybdhal qui a fait le plaisir d'un invité à la visite hebdomadaire fidèle.
Tout ceci pour vous dire que la musique vit de beaux jours, et qu'ils ne sont pas sur le point de déchanter. Une contradiction qui soulève une observation. Depuis trois semaines, je reçois l'hebdomadaire de l'industrie musicale, Musique Info Hebdo. A la lecture des dossiers sur la mort et la lecture du testament du CD, je m'aperçois que je suis en total décalage avec les news de ce consortium. C'est sans doute que ces gens envisagent la musique comme un moyen de rassembler les foules se pressant dans les grandes surfaces. A l'image des mises en place massives pour le dernier Mylene Farmer ou celui de notre première dame de France qui voit sa dernière livraison comme une taxe gouvernementale supplémentaire. Le soucis c'est que la masse n'achète plus de disque. La masse se procure le dernier Farmer en le téléchargeant sur un réseau Peer To Peer. Certaines personnes rient même lorsqu'on leur demande quel est le dernier disque qu'ils ont acheté. Ne voyant dans cet acte qu'une ridicule dépense pouvant être substituée par un clic. Je le reconnais pour le dernier Farmer je serai enclin à les appuyer.
Mais ce que je pense, moi, c'est que la musique, la vraie n'a de valeur que dans son concept et dans l'émotion qu'elle transmet. Deezer et les différents réseaux pourront donner un aperçu de cette émotion. Mais l'écoute attentive d'un album n'aura jamais d'égal. Encore faut il que la musique ait un sens et une émotion à véhiculer...
Nous ne nous ennuyons jamais à conseiller un album à une personne avide de faire des découvertes. Bien au contraire, nous avons le devoir de conseil et de diversité. Cette mission est celle qu'avaient accepté les "Phono Montgrand" et autre "Mélodies En Sous Sol" d'une époque marseillaise révolue. Cette mission est celle que Fnac et Virgin ont perdu de vue. Dommage pour eux, tant mieux pour nous !!!