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lundi 15 septembre 2008

Marsatac J-10



Dans dix jours débute la grande messe électronique marseillaise. Et cette année, votre dévoué serviteur a son pass média pour les trois soirs de Marsatac. Au programme, des photos, des interviews et des bonnes vibes sonores. Alors si on se croise au J4, faites moi un petit signe...

dimanche 7 septembre 2008

Coldplay Lyon !!!



Tout d'abord commencer avec cette ville qui, malgré une grève des transports en commun, est sublime avec ses rues piétonnes propres, ses habitants agréables et tout cela avec des transports inexistants... Ça laisse songeur sur le fait que Marseille soit en compétition avec Lyon, Bordeaux et Toulouse pour être la référence culturelle de l'Europe en 2013...
Coldplay jouait donc le soir même à la Halle Tony Garnier. Un endroit fermé dont la profondeur effraie lorsque l'on s'engouffre dans l'enceinte. Les gradins et la scène sont aussi distant que le plus haut fauteuil se trouvant au virage sud et son alter égo du virage nord. Les virages étant la norme marseillaise de mesure (attention, je risque d'être déplaisant).
Une fois assis, je constate qu'une avancée a été placé à deux mètres de ma position. Une estrade où sont posés deux micros, 3 boites de directs pour brancher tout genre d'instruments. Coldplay ferait une échappée de l'énorme scène que ça ne m'étonnerait pas...
Mais laissons les fantasmes faire leurs boulots dans ma petite tête.
Après une première partie au son catastrophique et durant laquelle le guitariste des Strokes nous a présenté son dernier opus que je n'achèterai pas, le calme revient avec une bande son que Brian Eno aurait pu signer. Une trentaine de minutes de zenitude ambient. Cette bande son idéale pour un changement de plateau long est suivie par un titre de Snoop Dog ... Puis par une valse de Strauss. On sent la pointe d'humour toute anglaise de Coldplay.
Le noir se fait et retentit "Life In Technicolor", le public se lève, tape des mains et à l'entrée de la batterie, la lumière explose littéralement. Le groupe prend un sacré plaisir à enchainer les titres. Souvent ils se resserrent, s'amusent à se retrouver à trois autour du batteur. Une vision qu'ils ne nous avaient pas offerte au cours de la précédente tournée. Des supposées tensions avaient même créé un buzz de split du fait que chacun des musiciens restaient à leur place sans même un regard aux autres membres du groupe. Cette ambiance est nettement plus chaleureuse. Les musiciens prennent un réel plaisir. Chris Martin joue moins des claviers,et confirme sa position de front man. Après une heure de concert, et un "Viva La Vida" dont le public hurle le gimmick final à faire résonner tout Lyon, les musiciens se délestent de leurs instruments et tapent un sprint. Ils traversent la longue Halle pour atterrir à deux mètres de moi pour un petit moment acoustique... le rêve !!!


Un "Scientist" acoustique, guitare, tambourin et harmonica à la limite de l'improvisation, un regard échangé avec deux des membres du groupe et retour sur le vaisseau révolutionnaire des anglais pour un final qui enchaine les tubes et un lachage de confettis en forme de papillons. Un rappel avec un "Yellow" sans ballon jaune. Voilà que résonne la fin de "Death And All His Friends" avec ce gimmick répétitif. La salle s'allume nous demandant de regagner l'extérieur et la pluie battante qui semble, avec ses coups de tonnerre, applaudir la prestation rageuse du groupe.
Pour saisir l'ambiance, voici un cour extrait d'un début de concert.

jeudi 4 septembre 2008

Coldplay Live !!!



C'est aujourd'hui que je prends le train direction Lyon pour retrouver Chris Martin et sa bande en concert. Le compte rendu du concert de Coldpay dans quelques heures. Viva La Vida, Musicalement...

vendredi 25 juillet 2008

Radiohead Live Tournée 2008



Durant mon petit passage sur la côte d'azur, j'ai pu me procurer un bootleg d'un concert de Radiohead enregistré le 16 Janvier 2008 à Londres. Considérant que le groupe ne touchera rien sur ces pressages, je vous propose de vous envoyer les fichiers des titres. Il vous suffit de m'envoyer votre adresse email en cliquant sur muzikinmars@yahoo.fr
Musicalement.

Et Après ???



Après une journée Off et un retour sur Nice pour la prestation d'Alain Bashung, que voulez vous faire ???
Un retour à la case Marseille pour poser les bagages, faire quelques machines et repartir sur les routes vacancières.
Un sac rempli de disques à chroniquer, et il y en aura pour tous...
Alors, laissez moi cuver de ce périple niçois qui s'acheva sur la prestation de celui que tout le monde verra comme le leg Gainsbourien jusque boutiste. Car Bashung, non content de nous avoir proposé, cette année, son "Bleu Pétrole" nous offre des concerts remplis d'humanismes, de noirceurs et de coups au cœurs.
Du Bashung comme on l'a toujours aimé...
Merci Monsieur...

mercredi 23 juillet 2008

Nice Jazz Festival Acte 4



Rien de mieux qu'une soirée mémorable pour faire oublier les couacs de la veille. Une foule de gens forme une queue devant l'entrée du Festival. Je n'en ai jamais vu autant. Tout le monde attend patiemment. Une fois rentré dans l'antre, une seule direction, le Jardin pour trouver un emplacement idéal pour le rendez vous musical de ce cru, Leonard Cohen. Car malheureusement pour les autres artistes qui se produiront dans l'arène, je ne bougerais pas du Jardin. Car ce qui suit au retour annoncé glorieux du canadien à la voix basse et au texte poétique n'est pas moins enthousiasmant, Maceo Parker.


Mais reprenons le fil de la soirée, après une attente assez longue, les musiciens débarquent sur scène, Leonard Cohen très humble, en costume ceintré nous remercie pour l'accueil et entame son répertoire qu'il tiendra d'un seul trait et ce pendant deux heures. Tous les standards seront chantés, de "Suzanne" à "Tower Of Songs" en passant par le cultissime "Hallelujah". Deux heures de prières musicales avec cette voix si riche et qui donne tant de plaisir à être écoutée. Point de regret pendant cette prestation, tout est parfait et tout ne pourrait pas être mieux. L'homme est en forme, il introduit chacun de ses titres en évoquant les paroles en français. Sa voix est impeccable, et même le final sous forme de prière à l'unisson est grandiose émotionnellement.


Un quart de changement de plateau plus tard, un big band débarque sur scène et introduit l'arrivée du maitre du saxophone funky, Maceo Parker. Les musiciens oscilleront entre un répertoire Funk et un hommage à Ray Charles. Toute la foule passe de la poésie de Cohen au Funk de Parker en un rien de temps, comme si deux soirées avaient été fondues en une seule. Et la magie fonctionne à merveille, lorsque Maceo Parker endosse les lunettes noires et qu'il interprète de sa voix unique un "You Don't Know Me", révélant le spectre de Ray Charles sur la scène de Nice.


"Pass the Peace" clôturera un set d'une heure trente. Avant de quitter la foule en délire, Parker n'oubliera pas de faire un signe amical de la main à ses amis, James Brown et Ray Charles...

mardi 22 juillet 2008

Nice Jazz Festival Acte 3



Vous voyez cet homme derrière sa batterie ?
Il a sauvé le Festival d'une soirée dramatique.
Lui et ses compères musiciens qui entouraient Stefano Di Battista ont insufflé à cette soirée ce qui manquait d'essentiel,le Jazz en mode de vie. Je ne parlerai que très brièvement des deux premiers artistes qui se sont produits sur la scène Matisse. La première formation dont les influences citées par la charmante présentatrice n'ont pas aidé cette jeune équipe à convaincre le public médusé par ce fourre-tout révérebéré à l'extrême.
Vous connaissez ma non-attirance pour le français à la guitare manouche. Sanseverino n'aura pas eu mon attention. Préférant retrouver Peter Von Poehl sur la scène du jardin. Un choix qui ne s'avéra pas plus judicieux car le bonhomme, malgré des titres parfois bien sentis, n'a pas la puissance vocale que l'on aimerait lui conférer. Le set terminé, je m'impatiente à l'idée de retrouver la dame à la voix et au piano si jazzy, Diana Krall.
Une voix s'élève dans l'obscurité du jardin, "Ladies And Gentlemen, Diiiiaaaanaaa Kraaaaaaaaaaaaallllllll...".
Et là stupeur, la dame en blanc se place face à son piano, les musiciens l'attendent. Le batteur donne le décompte et Pouf... Un petit son de merde. J'ai bien dit (je répète) un petit son de merde. On n'entend pas le piano, tout juste les fins de phrases des paroles, la batterie semble se trouver sur la place Massena. Un scandale de voir la tête d'affiche saccagée ainsi par une bille de sonorisateur. Je ne me démonte pas et m'empresse d'aller du côté de la régie où je trouve le régisseur son du Festival quittant son espace. Il m'explique que le sonorisateur de la Star internationale les a snobé et a placé sa propre régie numérique se foutant des conseils avisés des régisseurs locaux. Effectivement en place d'un sonorisateur devant la régie traditionnelle, je trouve des lumières éteintes. Un peu plus en avant, un fauteuil de maitre de l'univers accueille un bonhomme entouré d'écrans, tels un capitaine de bord menant son équipage vers le plus horrible des crashs musicaux. Ou, Comment foutre en l'air un concert avec si peu de remises en questions sur sa position. Merci Monsieur...
Je décide de quitter cette ambiance pourrie, et me dirige vers la scène où Stefano Di Battista propose son jazz improvisé entouré de quatre musiciens qui sont déterminés à tout donner. Et ça déchire tout !!!
Pour conclure, à trop vouloir montrer, on perd l'essentiel, donner...

lundi 21 juillet 2008

Nice Jazz Festival Acte 2



Une soirée bien différente de celle de la veille. Avec une fréquentation qui a doublé, le site regorge de mains pour applaudir les musiciens qui se produisent. Ce soir, Isotop, un groupe local aux influences Jazz Rock Electro, ouvre le bal. Par certains aspects, on retrouve le côté expérimental des musiciens qui inventaient ce son, il y a une dizaine d’années... Après le passage d’une formation jazz instru, la scène du Jardin accueille l’un des groupes français dont le buzz ne cesse de croitre, Hocus Pocus.


Hocus Pocus est une formation venant de Nantes, mais dont certains musiciens vivent à Paris. J’ai d’ailleurs pu croiser quelques amis cuivreux avec qui j’avais mes habitudes de sonorisateur. Musicalement, on assiste à un déploiement de groove qui enflamme le flot verbal du MC, Chanteur. Le DJ trône, tel un prince qui offre à qui veut l'entendre quelques-unes de leurs influences sur une platine d’argent. Le premier passage sur la scène du Jardin ne durant qu’une petite heure, la formation aligne les titres aux paroles revendicatives et au tempo surmené. L’ambiance est bonne et lorsque retentit le titre que tout le monde attend, "Smile", tout le public est en furie. Un excellent moment qui laisse présager de bonnes ondes pour la suite de la soirée. Seul petit hic (il y en a toujours un…), je n’ai malheureusement pas pu assister à la performance d’Ibrahim Maalouf, qui jouait au même moment sur la scène des Arènes.


Direction les arènes pour entendre la voix jazz de la plus classique des chanteuses franco américaine ; Barbara Hendricks. C’est une dame habillée de noir qui investit le plateau et qui, de façon très maniérée, offre un set de blues en rendant hommage à la grande Billie Holliday. Le spectacle est largement plus calme que ce qui s’annonce être le rendez-vous du soir, Georges Benson.


Monsieur Georges Benson, voix de velours, guitare jazz au son si bas et chaleureux est entouré de pointures. Tous ses musiciens ont joué pour les plus grands noms du Funk, de la Soul et de la Pop music. Des requins et au milieu cette voix qui nous revient des années 80. Certes, on danse, on chante lorsque l’interpréte se lance dans un "Give Me The Night". Mais on peut sourire, voir se sentir un peu ridicule lorsque résonnent les premières notes du slow le plus kitchissime de la terre, "Nothing’s Gonna Change My Love 4U". Au final, un moment de revival comme on les aime. Un Retour Vers Le Passé avec des instants groovys et d’autres ou l’on se rend compte que les chaussettes sur le pantalon des années 80, c’était pas si classe que ça…

dimanche 20 juillet 2008

Nice Jazz Festival 1er Acte



Le changement de propriétaire est une chose que l'on connait bien dans le commerce. Généralement le nouveau venu veut absolument marquer sa différence avec son prédécesseur. Le Groupe Drouot a réussi son coup en insufflant à ce festival un sang nouveau avec une dynamique plus classieuse. Le détail qui tue est cet endroit indispensable où tout festivalier se rend au moins une fois par soir et qui, encore l'an dernier, était payant et à l'hygiène discutable. Cette année l'antre redoutée est gratuite et clean.
Mais trêve de déblatérassions sanitaire. Le plus gros des changements est musical puisque la programmation s'est recentrée au niveau du Jazz. Ce qui pour un Festival de Jazz est tout de même assez cohérent. Cet élément était pourtant occulté durant les années précédentes (pour souvenir Laurent Voulzy était en clôture d'une soirée dont l'ensemble sonnait pas si jazz...).
Pour les cadeaux musicaux d'hier soir, nous avons eu droit au saxophoniste le plus hachiché de la planette, Archie Sheep. Le chanteur le plus sensible et le plus drôle de l'univers, Rufus Wainwright. Et la définition de la tendresse au féminin dans une voix de velours, Stacey Kent. Je n'ai malheureusement pas pu écouter Avishaï Cohen. Mais des choix devaient être faits et je l'avais déjà croisé au Blue Note à New York.
Pour la première fois en trois an, j'ai passé ma soirée devant la grande scène du Jardin. Des efforts de structure ont rendu un effet de proximité avec l'artiste, de sorte que l'on se sente tout à fait proche des interprètes. Rufus Wainwright a ouvert le bal, seul avec son piano, le délaissant au profit d'une guitare folk. Ricanant de ce Festival de Folk et s'excusant de ne savoir interpréter que quelques accords jazz.


Malgré un set trop court d'une heure, il a su nous envouter de sa voix de prince charmant et de ses textes sensibles et souvent décalés. Entre autres titres à retenir, un "So Tired Of America" d'à propose et sa reprise d' "Hallelujah", de Leonard Cohen qui passera dans trois jours sur la même scène. Une belle prestation avec un petit pincement au cœur quant à la durée de sa prestation.


Mais en un quart d'heure, changement d'ambiance avec la douce Stacey Kent et ses quatre musiciens. La belle américaine nous offre un set au trois quart chanté en français. On sent l'émotion, le plaisir et l'osmose avec un public acquis dès les premiers couplets, et qui restera pendu aux lèvres de la frêle chanteuse.
Une soirée qui a filé comme une belle étoile dévoilant, sous un ciel éclairé d'une lune pleine, les anges du Jazz versant les notes bleues sur un Festival illuminé.

jeudi 3 juillet 2008

Marsatac 2008



L'an dernier, je m'étais enivré des prestations de Architecture In Helsinki, et du passage ravageur de The Divine Comedy. Cette année la programmation est d'aussi bonne facture. Jugez-en par vous-même en découvrant la liste des artistes présents pour la dixième édition du festival de la musique électronique à Marseille, Marsatac.



Le Site Officiel: www.marsatac.com

lundi 16 juin 2008

I Used To Be Alright ...



Je n'ai plus de voix, je ne sais pas par quoi commencer, je reviens d'un rêve éveillé, et tout semble ne pas vouloir redevenir comme avant. Comme le dit mon si beau tee-shirt, "I Used To Be Alright, What Happened ?". Ce qui s'est passé, c'est un arrêt du temps conventionnel. Les aiguilles sont devenues immobiles le temps de deux soirées mémorables dans les arènes de Nîmes.
Radiohead foule, à nouveau, le sol de ce lieu devenu mythique pour les amoureux des mélodies chamboulées de Thom York et de ses quatre amis d'enfance qui l'accompagnent sur scène.
Vous dire qu'il fallait assister aux deux prestations me parait être trop évident tellement les signes annonciateurs étaient nombreux. Nîmes, le désir de faire le tour du compteur Radiohead, la volonté de marquer les esprits. Tout était là pour que cet instant soit unique, et il le fût.
Je vais donc vous compter ce rêve musical qui commence donc le jour de mes 35 ans.
Nîmes, 14 Juin 2008, 18h30, la foule devant l'entrée de l'arène est compacte, impatiente, hystérique. Les portes s'ouvrent et à peine installés, nous découvrons une scène démesurée qui nous révèlera bien des surprises.
Après une première partie charmante assurée par la très fluo Bat For Lashes, la tension monte lorsque se déploient des longs néons blancs qui envahissent littéralement la scène.
Le noir se fait, une boucle rythmique synthétique résonne dans l'enceinte nîmoise, les cinq musiciens apparaissent.



PART 1 Radiohead à Nîmes Première Prise
Nous aurons droit à six titres du sublime dernier album, "In Rainbows". La set-list est en dent de scie, passant d'un titre énervé à une comptine musicale. Et nous voguons sur l'océan agité mais mené de mains de maitres par les extra-terrestres oxfordiens. Ajouter à ces six titres, "Pyramid Song", "Everything In Its Right Place", "There there" et vous aurez les neufs compositions qui seront les pièces du puzzle communes aux deux offices du soir Radioheadiens. Pour le reste, les set-lists seront tout simplement différentes.
Le son est monumental, d'une précision ultime, une parfaite cohésion entre des ultras basses qui ne bavent pas et des aigues percutants qui ne vrillent à aucun moment les oreilles. La lumière est dantesque, les effets avec les leds en forme de néon rendent divinement bien, l'écran sur lequel sont projetées les images des cinq musiciens semble être l'écran de contrôle de la flotte.
Mais parlons des titres de cette première soirée. Il y en aura donc des surprises avec des "No Surprises" par-ci, des "Karma Police" par là, en passant par un grand "Planet Telex" qui ouvre le deuxième opus de la formation. Et puis il y eut ces deux rappels durant lesquels nous priâmes d'un seul homme lorsque les premiers accords de "Talk Show Host" retentirent dans l'arène. Thom York fut surement pris d'un spasme jouissif et perdit le fil des paroles ce qui l'amena à reprendre le titre du début. Un titre qui amena une explosion incommensurable dans le public. Cette explosion donna suite, dans un dixième de seconde, à un silence respectueux quand retentit le "Exit Music (For a Film)". Nous passions de la folie amoureuse au deuil d'un Roméo découvrant sa Juliette empoisonnée. Deux heures et quinze minutes de plaisir partagé entre un public conquis et un groupe unique mené par la voix la plus artistiquement aboutie depuis des dizaines d'années. Mais ce n'était qu'un début, qu'une mise en bouche. Il y avait une suite à cette soirée et c'est là que la situation est "juste" magnifique.



PART 2 : Radiohead réécrit son histoire
Nîmes, Dimanche 15 Juin 2008, 18h00.
Le ciel est lourd, il pluviote, le soleil ne perce plus depuis quelques heures. le son de la première partie est brouillon, plus fort que la veille. Mon expérience d'ancien sonorisateur me fait penser que Radiohead risque d'essuyer les plâtres pendant leurs deux premiers titres. Ça ne loupe pas, l'entrée est fracassante avec un son qui part dans tous les sens, le public est heureux mais perplexe. Cette sensation disparaitra avec un "All I Need" qui pose l'ambiance pour de bon. Le son redevient grandiose. Le groupe est à nouveau maitre à bord. La folie habite Jonny Greenwood qui a repris la vigueur dans son jeux moins certain la veille. Les neuf titres en commun avec la première soirée s'intercale avec toute une série de compositions ressorties des placards. Je vais donc rendre folle furieuse la jeune demoiselle qui avait ses impératifs parisiens, il y eut "Paranoïd Andoïd", "Just", "Flake Plastic Trees", "Airbag", et un "You And Whose Army ?" pour lequel Thom York au piano s'amusa à nous faire de longs clins d'œil avec sa caméra.
"What Happened ?"... Le rêve n'a pas de fin... J'ai ces images dans ma tête... J'ai les titres qui s'enchainent... J'ai ce titre qui ouvre notre émission de Février, la spéciale Radiohead, qui fut jouer les deux soirs en deuxième rappel avec Thom York jouant de sa mini batterie comme un gamin prenant un plaisir juvénile certain.
Alors, doucement, le retour au quotidien va revenir et nous replonger dans d'autres univers sonores. Mais pour sûr, cette formation fut, est, et restera l'une de mes préférée.

jeudi 22 mai 2008

Nice Jazz Festival 2008



Chaque année, depuis trois ans, je me rends à mon pèlerinage niçois durant le mois de Juillet. Il y a deux ans, j'ai pu découvrir sur scène une Betty Lavette en grande forme, mais aussi retrouver celle que j'avais sonorisé, la grande Suzanne Vega. L'an dernier un aller retour express pour voir "en vrai" celui qui a habité mon Ipod pendant des mois: Donavon Frankenreiter.
La société de production de concerts, Gerard Drouot est le nouveau patron du Festival qui avait perdu un peu de son panache Jazz durant quelques années. Pour fêter dignement les 60 bougies du Festival à Cimiez, la programmation s'est recentrée sur les notes bleues et les mesures plus sophistiquées, tout en gardant un côté Pop sur certains choix d'artistes.
Le cru 2008 étant ce qu'il est, divin, je me suis décidé à acheter un forfait pour les quatre premiers jours. Au programme, Stacy Kent, Rufus Wainwright, Archie Shepp, Avishaï Cohen (que j'ai déjà vu au Blue Note à New York), Barbara Hendricks, Hocus Pocus, George Benson, Peter Von Poehl, Diana Krall, Maceo Parker (croisé durant deux soirs lorsqu' avec les DooD nous assurions sa première partie) et la légende Leonard Cohen.
Après cela, vous me direz que je pourrai peut être avoir une mise en bouche à Juan Les Pins pour découvrir Sharon Jones et ses Dap-Kings ? C'est, en effet, une probabilité...