samedi 22 mars 2008

DJ Mayonnaise : Still Alive



Point de jeux de mots culinaires pour ce post aux sonorités trip hop. Ce producteur tout droit sorti de Portland, signé chez Anticon me ravie avec cet album d'abstract comme je les aime. A la fois sombre, instrumental, avec quelques quests pour poser un flot verbal digne des plus grands. Et me voilà parti dans une chronique complètement délurée et anarchique.
Je lis, de-ci de-là, que le jeune homme a mis huit années pour pondre sa nouvelle galette. Il en a mis du temps, mais on pourrait aussi reconnaitre, ici, la sagesse d'un artiste qui propose de la musique lorsqu'il a de quoi fournir nos oreilles avides de qualité.
De la qualité, il en est largement question pour ce "Still ALive", aussi varié qu'une trousse de feutres d'écoliers en CE1. Ça pourrait être insaisissable pour certains (ceux qui se complaisent dans un son unique qui alimenterait un opus entier), c'est un bonheur pour moi qui suis facilement lassé d'un arrangement que l'on retrouverait sur toutes les plages d'une même galette. Pour ceux qui veulent connaitre le grand écart sonore, voici deux extraits:

DJ Mayonnaise : May Days



DJ Mayonnaise : Strateegery



Le Site Officiel: www.djmayonnaise.com
La Page Myspace: www.myspace.com/djmayonnaise

vendredi 21 mars 2008

Le Nouveau Clip De Portishead



Et voilà, il est là, bien sombre, avec cette voix qui nous ramène dix ans en arrière. Je vous propose de découvrir le dernier titre de Portishead en cliquant ici. L'album est annoncé pour le 14 Avril.

jeudi 20 mars 2008

Nico, L'Interview ...



Votre serviteur se retrouve dans le rôle d'interviewé dans l'exquis "Des Oreilles Dans Babylone". Vous pouvez retrouver les douze Questions / Réponses, en cliquant ici.
Voici, pour les irréductibles le contenu de l'interview:

Comme on l’entend ici ou là, le cd est-il vraiment mort ?

Non, le CD n’est pas mort... Il n’est plus le format musical en vogue qu’il était, c’est tout, et c’est énorme... Le vinyle revient à la mode, le fichier MP3 et sa ribambelle de lecteurs ont pris la place du podium remplaçant les baladeurs ronds et leurs galettes argentées. Aujourd’hui les produits musicaux de masse sont téléchargés (illégalement pour une majeure partie, légalement pour ceux qui souhaitent avoir un fichier sonore de qualité). Ils ne sont donc plus achetés chez un disquaire traditionnel. À moins que celui-ci propose des prix abordables. C’est-à-dire inférieurs ou égaux à ceux pratiqués par les plateformes de téléchargement.

Quelle est la place du vinyle chez le disquaire en 2008 ?

Chez O’CD, le vinyle n’a pas sa place. C’est un choix, une direction qui paraît plus cohérente avec le marché de l’occasion. Les vinyles n’ont pas la résistance physique d’un CD qui possède une couche de protection matérielle. Chez les autres disquaires, l’attrait du format, l’aspect ludique revient très à la mode profilant une nouvelle clientèle pour les galettes noires.

Le web est-il une menace ou un outil pour les disquaires ?

Pour ma part, je pense que le web est un outil indispensable. Il permet à tout passionné de débattre, découvrir et d’élargir son monde musical. Un disquaire est là pour conseiller, diriger un client potentiel vers un artiste qui manque de lisibilité médiatique. Le web peut aider le disquaire à poursuivre sa mission d’éducation musicale.

Les labels ont des stores sur leur web. Une concurrence ?

Nous vivons une période sacrément troublée. Tout le monde est touché. Les labels (indés) ont pris en pleine claque le manque de lucidité des majors concernant le net et le fichier MP3. Et cela malgré les avertissements des créateurs du MP3 et conseillers techniques en tout genre. Ce manque de vigilance a donné naissance à Napster et à de nombreux logiciels Peer To Peer. Pendant tout ce temps, les labels n’ont pas voulu revoir leurs marges à la baisse. Ce n’est que très récemment que l’on trouve des prix cassés sur des références de qualité, dans les bacs de disquaires. Entre temps, et pendant que les consommateurs se réfugiaient derrière leur connexion haut débit, des tas de disquaires indépendants voyant leur chiffre d’affaire dégringoler, leur marge fondre, ne pouvant plus assurer les charges fixes, ont fermé boutique. Une situation ridicule et irrespectueuse dont les seuls responsables sont les majors qui n’ont pas voulu réajuster leur politique commerciale pour ne pas stopper la clientèle des disquaires.

Le téléchargement : un bien ou un mal ?


Il existe donc deux types de téléchargements, le légal et l’illégal. Le légal se fait via des magasins en ligne qui sont souvent associés à un type de fichier compatible à un lecteur spécifique (Apple, son Itunes Music Store et son Ipod). Ces fichiers sont verrouillés pour ne pas propager les achats sur des réseaux Peer To Peer. On appelle ces verrous, des DRM.
L’illégal se présente sous forme de réseau qui se crée en téléchargeant un logiciel qui permet de piocher à droite et à gauche des fichiers se trouvant dans les disques durs des membres du réseau. Je considère le téléchargement comme un atout pour les artistes en manque de lisibilité. Malheureusement, les analyses qui sont faites montrent bien que les fichiers téléchargés sont les blockbusters qui tournent en boucle chez les FM et dans les chaînes audiovisuelles dites "musicales".
L’outil, le support numérique n’a pas encore trouvé le moyen de s’emparer de la vocation du disquaire. L’éducation musicale, l’ouverture vers des artistes de talents souvent mis sur le bas-côté de l’aspect commercial de la musique.


Myspace, Youtube, Facebook… t’en penses quoi ?

Ces sites sont, encore une fois, des outils. Ils sont souvent mieux utilisés que le Peer To Peer. Je citerai dans le même genre Deezer ou Last.fm.

Comment fait un disquaire pour se renouveler en 2008 ?

C’est là toute la question. Ce n’est pas tant sa fonction qui doit changer mais la forme qu’elle doit prendre. Une question qui reste encore sans réponse claire. Plusieurs tentatives ont été menées de par le monde, mais aucune n’a suffisamment de recul pour pouvoir être la recette miracle, si tenté qu’il y en ait une.

Est-il difficile d’être disquaire en 2008 ?

Avec une concurrence comme les grandes chaînes qui ont des deals privilégiés avec les fournisseurs que sont les majors. Avec des difficultés que rencontrent les labels indépendants. Avec une direction artistique qui perd de sa valeur en se polissant trop souvent pour être rentable en perdant le côté expérimental. Le métier de disquaire n’est pas facile.Ajouter la tornade mal domptée qu’est le haut débit et tous les outils que le web propose sans que l’on sache prendre le temps de les utiliser pour s’ouvrir vers de l’artistique, je peux dire qu’être disquaire comme on l’imaginait il y a encore dix ans, c’est devenu impossible.

Où trouves-tu tes nouvelles inspirations musicales ?

Je lis une foule de bios, des magazines spécialisés, je me balade sur des sites, des pages Myspace. Et je parcours de nombreux forums de discussion sur le web. Toutes ces informations, je les regroupe, les digère et j’en fais ma propre synthèse pour pouvoir les distiller auprès de ma clientèle.

La musique est-elle moins bonne qu’avant ?

La musique a toujours eu deux vocations. La première est artistique, la seconde s’assimile à de la distraction. Le côté distraction ludique est véhiculé par les FM et par les chaînes dites "musicales". Les titres sont souvent de bonnes grosses productions au son compressé. Ces titres sont plus étudiés pour être des sonneries de portables que pour être une œuvre artistique. Ce sont des titres à durée de vie minimale, à l’effet de mode de très courte durée, laissant leurs places au prochain wagon de hits. D’ailleurs on ne parle plus de Top 50, mais des Tops Sonneries. De l’autre côté, il y a l’aspect artistique. C’est un aspect de moins en moins médiatisé. Pas assez vendeur, moins rentable car moins facile à l’écoute. Ce sont des titres qui demandent à l’auditeur de l’effort, de la réécoute, une assimilation du monde créé par l’artiste.L’effort étant en perte de vitesse dans notre société hyper consommatrice, il est donc regrettable de constater que cette vocation louable, qui fait avancer la musique assimilée à une forme artistique, soit en si mauvaise posture.

Quelle est ta playlist du moment ?


Il suffit à tout lecteur de se pencher sur mon site Muzik In Mars pour découvrir mes coups de cœurs et conseils musicaux en tout genre. C’est, un outil que j’utilise pour aller plus loin dans ma démarche de conseil face à ma clientèle de plus en plus avide de connaître autre chose que les dix singles qu’ils écoutent en long et en travers en allumant la FM.

Un message particulier à faire passer ?

La musique est une passion, elle demande du temps, de l’effort. Elle demande aussi aux auditeurs le sens du courage, de la recherche, de l’initiative d’écoute et de l’engagement culturel. Elle a pour vocation de distraire mais aussi d’instruire. Pour finir, je me permettrai de rappeler le gimmick de la page Myspace de l’émission de radio que j’anime, Muzik In Mars Say Yeah !!! , la Musique est un art qui n’a de valeur que dans son partage…

mardi 18 mars 2008

For The Masses, Down To The Bone ...



J'ai toujours aimé prendre le recul pour apprécier une composition musicale. Loin des effets d'arrangements, de la qualité de l'enregistrement d'un titre. Ma meilleur arme étant d'imaginer le titre dans une version dépouillée. Parfois, certains musiciens s'amusent à rendre hommage à quelques répertoires popisants qui ont marqué la vie musicale de nos années passées.
Aujourd'hui, je voudrais partager avec vous la visite de certains titres de Depeche Mode, formation connue pour ses arrangements électro. Sylvain Chauveau, musicien français, nous propose avec son "Down To The Bone", une relecture des titres qui ont fait la légende de Depeche Mode. Un album qui est sorti en 2005, et qui offre une vision acoustique avec piano, cordes et clarinette. Ces instruments, remplaçant les synthés et autres plugs-in que peuvent utiliser la clique de Martin Gore, dévoilent un bien joli petit opus. Album auquel je joindrai une autre tentative sortie en 1998, "Various Artists For The Masses". The Cure, Rammstein, Gus Gus, mais aussi The Smashing Pumpkins rendent hommage à cette formation qui n'a cessé de distiller sa pop anglaise tout en évoluant dans son temps. Voici donc deux extraits de ces opus en forme de clin d'œil. Le premier est de Sylvain Chauveau, le second de la formation rock Versuca Salt.

Sylvain Chauveau : Stripped



Versuca Salt : Somebody

lundi 17 mars 2008

Mémoires De Rock Et De Folk


La rubrique Mes Livres reprend du service.
Il est des bouquins qui se dévore sans que l'on sente le temps passer.
Philippe Koechhlin, fondateur du fameux Rock 'n Folk et journaliste chez Hot Jazz, nous invite à redécouvrir les moments forts de ses souvenirs musicaux. Une sorte de journal intime à parcourir avec en bande son Coltrane, Mingus, Les Beatles, Hendrix et Dylan.
Ce grand homme de musique et de littérature nous abreuve de ses mots et de ses sons qu'il sait si bien retranscrire dans ses phrases.
Un petit moment de bonheur à engloutir tout cru. On rit en lisant le récit des deux blancs becs français qui se retrouvent au fin fond des États Unis et qui se mettent à pleurer lorsqu'ils tombent nez à nez avec le vieil homme qu'ils cherchaient. Un bluesman à la discographie enterrée et qui ne peut s'empêcher d'être ému face à ces deux passionnés tout droit sorti d'un film de science fiction. On est au bord des larmes lorsque l'auteur nous raconte la fin tragique de certains musiciens.
Une lecture pour toutes et tous...

dimanche 16 mars 2008

Erykah Badu : New Amerykah



Il y aurait des semaines sans grande rencontre musicale.
On dirait que c'est pour de rire, mais ça resterait la vérité, tout de même.
J'ai pris la décision de vous parler de ma déception dominicale.
Le dernier et tant attendu opus de la diva Erykah Badu.
J'étais resté sur le souvenir ravi de sa prestation au Radio City Music Hall de New York. J'aurai peut être du m'arrêter là. Sa dernière réalisation, mise à part le titre d'ouverture, est un ramassis de gâchis. Des tentatives de morceaux non avoués et mal assumés. Il me semble pourtant que l'on pouvait s'attendre à mieux. Quand je repense aux sublimes premiers albums, et à ce live enregistré qui suivit la première tournée triomphale de la diva... Déception et amertume sont donc au rendez vous en ce Dimanche électoral. En espérant que demain annoncera une semaine bien plus enthousiasmante. Je planche, actuellement, sur une interview que l'on m'a proposé. Le sujet parle du métier de disquaire. J'y apporte ma vision réaliste de ce métier en voie d'extinction, ou d'évolution radicale... A venir aussi la mise en ligne du troisième volet de Muzik In Mars Say Yeah !!!
Une semaine radieuse...

vendredi 14 mars 2008

Muzik In Mars Say Yeah !!!



L'émission du mois de Mars a été enregistrée hier en fin d'après midi avec les trois complices inséparables et si complémentaires et remplis d'amour... Igy, Scratchy et Pouffy ont débattu avec passion du thème suivant: "Le noms de groupe qui sont pas des groupes...". Le temps de monter et de mixer ce troisième volet et l'émission sera mise en ligne.
Muzik In Mars Say Yeah !!!!!!

mercredi 12 mars 2008

Static Sound System : Tempesta



1996, année glorieuse de la flamboyante Trip Hop.
Et cet album que sort ce collectif au nom rappelant une qualité de micros haute précision. Une réussite sans faille.
Un miracle synthétique des ingrédients qui m'ont toujours ensorcelés dans ce down tempo qui agit tel un Kaa tentant de vous hypnotiser. L'hypnose sonore fonctionne automatiquement dès que l'on pose la galette dans son lecteur.
Pour ce qui est des informations sur la formation, ça va être mince.
Ils ont signé trois albums dont un remix de ce "Tempesta" chez le label anglais Cup Of Tea Records. C'est la seule trace que j'ai pu trouver.
Pour me faire pardonner, voici deux titres de cet opus venu de nulle part et reparti ailleurs...

Static Sound System : Free To Choose, Hard To Be



Static Sound System : Essential Times

mardi 11 mars 2008

OP8 : Slush



C'est en 1997, que les membres de Calexico et de Giant Sand s'associent avec Lisa Germano le temps d'un album. Ils créent le collectif OP8, un disque et une tournée de rock-folk-pop mélancolique et puis tout le monde remballe...
Pour ce qui est de l'album, "Slush", c'est tout simplement magnifique. Que ce soit au niveau des titres, des arrangements et de ces voix qui habillent la musique.
Ça commence par une reprise de Lee Hazelwood. et ça enchaine avec dix titres dont la palette varie de la mélancolie au rock profond et lugubre. A donner des frissons aux moins inspirés. Car l'inspiration est au rendez-vous avec ces quatre là. Un album que j'ai pu pécher lors de ma dernière visite parisienne. Un album que je vous recommande chaudement. A noter le dernier signe de la main lorsque la formation reprend "Round And Round" de Neil Young. Je ne peux décemment pas vous mettre tout l'album (ce n'est pas l'envie qui manque). Je vous propose le premier extrait de la galette avec Lisa Germano dans le rôle de Nancy Sinatra.

OP8 : Sand

lundi 10 mars 2008

Le Concours Muzik In Mars



Et un nouvel album à remporter grâce à Muzik In Mars.
La précédente galette, "White Moth" de Xavier Rudd, a été remporté par Julien d'Arcachon. Le courrier part dans la matinée.
Voici la nouvelle pochette a identifier.
Pour remporter la galette, rien de plus simple, trouver l'interprète qui se cache derrière cet opus.
Deux semaines pour remporter les 11 titres contenus dans cet opus.
Envoyez vos réponses par mail, muzikinmars@yahoo.fr

Amusez vous bien...