Au lieu de rester au calme dans ma petite ville phocéenne, j'ai décidé hier matin de prendre le train direction Paris pour passer une journée sous la pluie. J'ai revu des amis, et j'ai pu m'éclipser le temps d'un quart d'heure dans une des quatre maisons O'CD (celle de Bastille). Et bien, en un quart d'heure, quatre albums sont tombés dans mon sac de pécheur. Dont le dernier Watcha Clan. Et là l'idée de prendre pour thème pour la prochaine Muzik In Mars Say Yeah !!!, cette chansons française qui nous enthousiasme. Tout simplement parce qu'elle est rarissime et qu'elle vaut donc le coup de projecteur. Je vous tiens au courant...
Je suis toujours vivant !!! Plus rien ne m'arrête, si ce n'est le temps qui file encore plus vite que ma démarche d'homme pressé. Et le constat est celui ci, pas de post pendant toute une semaine. Je m'en excuse et vous promet des séances de rattrapages. A venir, donc, les découvertes musicales de ma semaine folle. Et c'est ainsi que j'enchaine avec ... Fancy !!! De l'énergie musicale, voilà ce que m'inspire l'écoute de cette galette. Pas de barrière musicale, on oscille entre le glam, le punk, la disco et le heavy métal. Rien que ça... Mais attention, toujours avec classe, et une classe toute française. Originaire de Montreuil, les musiciens sont menés par un fou chantant à la voix andorgyne qui répond au doux nom de Jesse Chatton. Les paillettes heavy metalisées françaises sont les ingrédients pour cet opus sulfureux et flamboyant. C'est tout cette musique et ce décorum qui habite ma tête depuis deux semaines. Merci Fancy pour cette claque de bonheur. Un seul regret, la durée limitée des ces onze plages qui habitent "Kings Of The Worlds"... Fancy : Dressed To Kill
Je continue dans mon périple dominical pianistique avec le dernier opus de la jolie Fiona Apple. La dernière livraison de la pomme américaine a une saveur toute particulière, beaucoup moins empreintée de cette folie musicale des deux premiers opus. Mais il est toujours bon de retrouver ce timbre de voix si charmeur. De l'estime, du respect et pas mal de bons moments. Le piano reste devant, qui accompagne les mélodies toujours fraiches de cette artiste qui a su ne pas tomber dans le piège du rythme de sortie d'albums qu'imposent les majors. Alors, oui il est moins fou, oui il est moins osé, mais qu'est ce que c'est cool pour un Dimanche... Je pense à ce mistral qui souffle, et qui souffle sans cesse, rendant ce soleil de plomb de moins en moins perceptible. Cette production agit comme ce vent phocéen, il masque la délicatesse des mélodies. Oublions, un temps, ces interventions Spectoriennes et concentrons nous sur le titre. Imaginons le nu, sans toute cette panoplie d'instruments. Ça y est, on la retrouve la Fiona Apple !!!
Rien de mieux qu'un bon album de Jazz pour ouvrir les yeux un Dimanche matin ensoleillé et radieux. Après une semaine délicieuse de travail durant laquelle j'ai vu rentrer plus de mille CD dont le choix est varié mais toujours de qualité. Mais revenons à cet album enregistré live en France, le 18 Avril 1961. Thelonious Monk, au piano pour les personnes qui découvrent le personnage, se produit avec on quatuor. A savoir un saxophoniste (Charlie Rouse), un contre bassiste (John Ore) et un batteur (Franckie Dunlop). Une heure Monkienne comme je les aime, une dose d'humour, une dose de génie et toujours ce swing pianistique qui n'appartient qu'à lui. Si il devait y avoir un seul représentant d'un piano jazz libre, je lui décernerai le prix sans hésiter. Et comme je pense à votre Dimanche Matin, voici une version de "Just A Gigolo" assez courte mais toujours aussi groovy et dissonante, Thelonious Monk quoi...
Dans mon imaginaire, il a le rôle du gourou d'une secte musicale dans laquelle on retrouverait les deux sœurs de Coco Rosie, Joanna Newsom ou encore le talentueux Antony Hegarty. Il est américain, il a vécu une partie de son enfance au Venezuela, puis est revenu sur le sol américain. C'est durant son retour sur les terres de l'Oncle Sam qu'il découvre la guitare, les titres de Syd Barret, les prodigieuses harmonies vocales d'un Nusrat Fateh Ali Khan très hippie. Et voici ma transition toute trouvée, Hippie et non pas Hype. Car voici ce que je reproche au personnage, sa Hype Attitude, au détriment de sa musique. Une médiatisation à côté de la plaque. Au lieu de se montrer avec toutes les stars cinématographiques un tant soit peu underground, le jeune homme (il a 27 ans) qui a le génie d'une psyché folk devrait adopter le profil d'une Vashti Bunyan pour qui il doit porter une estime certaine. Pour ce qui est du son, je dois avouer aimer le côté léger de sa musique. En écoutant son dernier opus, je visualise un drap blanc se baladant dans le ciel, happé par le mistral de notre cité phocéenne. Cette musique faite de guitare classique, de percussions, de flûtes et brillamment mise en valeur par la voix d'un Devendra au poncho lorsqu'il chante en Espagnol. D'autres moments plus intimes lorsqu'il s'empare d'un répertoire proche de celui d'un Nick Drake Super Star...
Peter Parker est Spiderman. Le journaliste binoclard, Clark Kent, est le super héros que l'on appelle Superman. Chaque héros a pour consigne d'avoir des responsabilités face aux pouvoirs qui lui auront été attribués. Pourquoi je m'embarque dans cette vision héroïque du monde ? Tout simplement pour vous parler de la musique de Midlake. Les texans ont délaissé leurs synthétiseurs pour devenir les héros d'une pop folk américaine toute traditionnelle. En écoutant la galette, je pense (et cela sans caricature) à "Rumours" de Fleetwood Mac. C'est tout gentiment orchestré. C'est doux et mélancolique comme pourrait l'être un Neil Young sauvagement agacé par les vicissitudes de la vie. Contrairement à leur premier opus tout en surprise et quelque peu déroutant (et donc intrigant), ce deuxième album fait table rase sur les grandes envolées lyriques et musicales, et propose une collection de titres agréables. Mais Midlake peut il proposer uniquement de l'agréable ? Pas sûr, et c'est là que je retombe sur ma vision des responsabilités des supers pouvoirs que les membres ont mis de côtés après leur toute première réalisation. Vite Midlake, remets ton costume Or et Rouge que tu exhibes sur cette pochette, seule trace d'une folie artistique qui fut si bonne à recevoir en pleines oreilles il y a quatre ans de cela...
Et voici la découverte de la semaine. Il s'agit d'un opus qui traine depuis le mois de Janvier 2008, dans le rayon International, à la lettre R (une lettre qui renferme bien d'autres perles). Mais qui est Alice Russell ? C'est une voix que l'on n'oublie pas, une de ces voix de chanteuse Soul qui donne le frisson. Peu importe le frisson, c'est le son qui importe. Et pour ce qui est du son, je peux dire que l'on est servi. Pour info, elle est la voix qui illustre les plages musicales du Quantic Soul Orchestra. Elle a collaboré avec Bah Samba, TM Juke, Kushti. Son registre fluctue entre la Soul, le Jazz, et une Funk acidulée à la sauce anglaise... Cet opus, "Under The Munka Moon II", est sorti quelques mois après le premier (vrai) album de la chanteuse. Il s'agit d'un assemblage de remixs des titres de Miss Russell. On y trouve, entre autres remixers de talents, la pâte musicale de DJ Vadim. L'opus pourra manquer de-ci, de-là d'instruments acoustiques, mais c'est là tout le principe du remix. Alors, si vous croisez "Under The Munka Moon" il serait intéressant de comparer la version originale avec sa version remixée. Dernière info, Alice Russell sera au Cabaret Aléatoire, le 4 Avril.
Voici un rapide récapitulatif de la carrière de ce groupe qui propose depuis une semaine son dix septième album studio. R.E.M est un quatuor créé dans les années 80 à Athens, Georgia, USA, par Michael Stipe (chant), Peter Buck (guitare), Mike Mills (basse) et Bill Berry (batterie). Après une tournée américaine en 1980, la formation signe un premier contrat dans un label indépendant, Hib-Tone. Ce contrat sauta un an plus tard, lorsque le label en vogue IRS Records (créé par le frère de Stewart Copeland) les remarqua et leur proposa de les signer pour une durée de quatre ans. Quatre années durant lesquelles le groupe sortira quatre opus. Chaque sortie faisant de plus en plus de vagues médiatiques. Les galettes sont produites par des pointures, que ce soit John Melllecamp ou Joe Boyd, qui a travaillé avec Fairport Convention et Nick Drake. Un cinquième album est en préparation en 1986, mais les sessions d'enregistrement tournent à la rupture avec I.R.S. C'est en 1987 que R.E.M signe le contrat qui lui amènera gloire et notoriété internationale. Warner récupère la formation dans son catalogue, lui permettant de bâtir une réputation de performer et d'artistes d'envergure comparable à celle de U2. Au même moment, et voyant que leurs poulains prennent du grade, IRS sortira une compilation des premiers enregistrements du combo. Durant ces années de gloires, quelques moments tragiques survinrent dont l'anévrisme du batteur, Bill Berry. Le quatuor se transforme en trio... En 1996, Michael Stipe et ses deux acolytes ressignent avec Warner pour une somme de 80 millions de dollars. Les hits se succèdent, les albums sont à chaque sortie accueillis par une ovation des critiques, les tournées sont titanesques. Un résumé des tubes made in R.E.M est réalisé par le label en 2003 avec "In Time". Et puis, en 2004 sort "Around The Sun", un album qui semble montrer un trou noir dans l'inspiration des trois compères. S'en suivra une tournée avec Bruce Springsteen, Pearl Jam, Bright Eyes (Mr Iggy, es tu là ???) pour provoquer un débat politique en plein cœur des Etats Unis. "Vote For Change" n'amènera pas la vague de changement politique qu'attendaient les artistes... La sortie, en 2007, d'un double live annoncera le retour du groupe sur le devant de la scène. La formation est toujours debout, retrouvant les guitares rock des premières années, délaissant le côté pop de certains opus. "Accelerate" est un retour au source, une sorte de petite tape amicale à ceux qui, comme moi, ont découvert R.E.M signé chez feu IRS Records...
Retomber sous le charme d'une voix. Retrouver ce visage radieux, cette douceur, et cette sensation d'être à 2 mètres de l'artiste en regardant ce "VH1 Storyteller: Natalie Merchant". Alors, on peut reprocher la courte durée du programme, mais tout est délicieux. Des passages groovy, de la collaboration artistique, au moments plus intimes. Je retiendrai ce "Life Is Sweet" avec Chris Botti en guest, à la trompette. Pour le reste, je ne saurai trop vous conseiller l'achat de ce DVD musical. Il permettra aux chanceux qui connaissent la voix de la douce, de retrouver ce bout de femme, aux autre de succomber à la classe artistique de cette voix qui fit ses premières armes au sein de 10.000 Maniacs.
Cela aurait pu être une vulgaire compilation, une de plus, sur Bob Dylan. Les cinq acteurs, qui interprètent les différents Dylan, auraient pu pousser la chanson... Je n'ose même pas imaginer le résultat, Richard Gear chantant du Zimmerman... Il n'en n'est rien, ce double album qui illustre le biopic de Dylan, "I'm Not There" est un vibrant hommage de la scène rock indé américaine à l'icône de la folk, de la chanson. On croise Eddie Vedder, Sonic Youth, Antony and The Johnsons, Calexico, Cat Power, Sufjan Steevens, Jack Johnson, Mark Lanegan. Je comprends mieux pourquoi Mr Iggy m'a conseillé l'écoute de cet opus. C'est tout lui ça... Pas besoin de vous proposer le tracklisting, tout y est et tout est de qualité. Alors si par aventure, vous vous risquez dans le rayon des musiques de films, n'ayez pas la main et le regard léger sur cette pépite musicale qu'est ce double album. Non, prenez en soin, posez la sur la pile des acquisitions, vous me remercierez...