lundi 9 juin 2008

Radiohead J-5 Et Autres Pensées Marketing



Je vais en faire des jaloux dans cinq jours...
Pauvre Scratchy qui après avoir joué le rôle de l'arroseur arrosé se verra humilier en lisant la chronique du concert des cinq d'Oxford dès mon retour de Nîmes. Pauvre Iggy qui déserte les plages musicales d'un trio en voie de disparition. Je ne parle même pas de Mr Gerald qui après avoir reçu le coffret de "In Rainbows" a mis plus de trois mois à poser son oreille sur ce chef d'œuvre.
Alors aujourd'hui, et sans faire de répétition à l'émission de Muzik In Mars Say Yeah du mois de Février 2008 consacrée à Radiohead, je vais vous entretenir d'un import japonais sorti peu de temps après l'excellent dernier album signé chez EMI, le Ô combien incompris "Hail To The Thief".
"Com Lag" est un sac de fille, où l'on retrouve tout et dans n'importe quel ordre. De la version live au remix le plus improbable. On sent que Thom York s'est fait plaisir à regrouper l'inregroupable pour brouiller un peu plus les pistes.
Ce qui est terriblement amusant c'est le art cover de cet EP introuvable fut un temps et que certain revendeur ont décidé de brader le temps que la vague "Radiohead" passe sur notre territoire hexagonal. Car il est amusant, et parfois si prévisible, de réaliser les effort marketing que les grandes enseignes de distribution mettent en place la veille d'un évènement musical comme la venue du groupe dans nos contrées. Un album dont le prix dépassait l'entendement peut, d'un jour à l'autre, se retrouver brader. On ramasserait la pépite comme on cueillerait un fraise bien sucrée, et cela sans débourser plus que de raison. La magie du Yoyo tarifaire a encore frappé, et avec ça vous voulez que les vrais disquaires arrivent à suivre la pratique honteuse de ces machines de guerre ? Cela me fait penser, et je retombe sur mes pieds, au art cover du EP avec cette bulle que l'on retrouve au dos de l'opus. On y voit Despot (un personnage inventé par York et sa troupe) nous révéler ceci "I travelled all over the world. I stayed in the best hotels, visited the best beaches and had access to beautiful women, champagne and caviar. No, I don't regret a minut of it". Les despotes vont bientôt s'éteindre, l'heure de la fin approche. Les gros mastodontes ont décidé de descendre en bas, dans leur cave ce qui, hier encore, faisait leur réputation. Mais à force de vendre la musique comme on vent de la lessive, ils ont fini par mettre les consommateurs face à ce qu'il y a de pire, l'ignorance qu'il existe aujourd'hui de vrais artistes qu'il faut découvrir avant d'apprécier leur art, pour ainsi mieux les défendre. Nous avons pour vocation de rectifier le tire, et vous proposer de réparer cette énorme boulette marketing. Lorsque vous passez le pas de votre fournisseur de son, vous avez la possibilité d'être guidé vers l'improbable, l'inconnu, le vibrant, le réel non marketé, l'artiste. Celui d'hier qui a fait que ceux d'aujourd'hui et de demain ont évolué dans leurs visions. N'hésitez pas à nous demandez conseils, notre mission est de répondre à vos attentes...

Radiohead : 2+2=5 [Live]

mercredi 4 juin 2008

The Police : Part 3



Le 4 Juin suit en toute logique au 3 Juin...
Chroniquer ce concert demande recul et historique.
Je m'explique: Sting a toujours refusé de reprendre la route policière. Il l'a lui même avoué en disant dans son français approximatif "Et voilà, nous somme là... Mais c'est quoi ce bordel ???". Sting, l'homme mégalomaniaque, avide de conquête, maitre yogiste qui propose des forfaits de formation hors de prix dans sa résidence toscane qu'il s'est offert avec les royalities de "Every Breath You Take" (il en a écrit plusieurs des chansons...). Cet homme qui, il y a cinq ans faisait la promotion de son dernier album solo en concert à l'Olympia en proposant des places au tarif unique de 150€. Un concert qui révéla le fait dramatique, que ce chanteur avait perdu sa voix... Une claque pour le fan de base que j'étais. Même la rencontre que je pu faire avec l'homme à la barbe naissante ne changea pas la donne, cette voix était enterrée...
Pourtant un an plus tard, nous le retrouvions sur scène avec trois de ses musiciens avec un répertoire Policier. La voix était, me disait-on, de retour... Je restai méfiant. Durant cette mini tournée, Le chanteur avoua avoir pris beaucoup de plaisir... Une porte était entre-ouverte..
Stewart Copeland, l'homme aux baguettes magiques, la locomotive du trio infernal, lui a toujours avoué son admiration face au talent de composition du chanteur bassiste. Pourtant, lors de leurs années de confréries, ces deux là avaient tendances à se foutre dessus. Sur la dernière tournée, Stewart avait même écrit au marqueur sur les futs de sa batterie un FUCK STING bien lisibles des roadies et des backstages...
Andy Summers, le guitariste introverti, mal dans sa peau durant les tournées du groupe. Celui qui vivait mal l'éloignement, l'homme qui filmait mais qui ne prenait pas position sur les querelles de ses deux complices.
Hier soir, nous avons vécu les retrouvailles des trois musiciens qui pour des raisons bien différentes ont concédé à leur réunion. Une seule est commune, l'appât du gain. Mais je ne vous écrirai pas de tartine la-dessus, tout le monde peut le faire et je ne suis pas doué pour ces refrains simplistes.
Sting voulait poser sa basse une ultime fois sur les futs de Stewart. Tout le monde l'avait compris. Sting est plus ambivalent face à son guitariste, il a toujours eu de l'estime pour le 100% british d'Andy Summers. L'homme dont le flegme est celui d'un lord sans honneur.
Pour Stewart le simple fait de retâter l'acclamation des stades était la motivation à chevaucher son siège de batteur à celui du set de percu.
Quant à Andy... C'est un mystère qui reste sans réponse... L'homme habillé de noir m'a laissé un gout de désaveu. Il était là sans être là, laissant des solos guitares sans vie, sans logique, avec un son mal maitrisé. A la fin du concert, j'en venais à regretter le talentueux Dominic Miller qui accompagne Sting depuis une quinzaine d'années.
Les hommes se sont amusés, les musiciens n'auront pas trouvé leur marque excepté pour cet avant dernier titre, un "So Lonely" où l'on retrouve la cohésion de l'époque. Ce temps que les moins de 40 ans ne peuvent (malheureusement pour moi) pas connaitre, celui ou l'on ne changeait pas de tonalité entre l'intro et le premier couplet pour que Sting puisse poser sa voix sans se fatiguer...
Mais, Oui, j'ai aimé, Oui, j'ai hurlé de bonheur, Oui, j'ai même versé quelques larmes sur le "Every Little Things She Does Is Magic". Pour être honnête, j'ai pris mon pied sur les titres les moins connus, "Hole In My Life", "Demolition Man", "Voices Inside My Head" enchainé avec "When The World...". J'ai par contre voulu fermé les yeux et les oreilles sur "Wrapped Around Your Finger" ou sur le titre d'ouverture, "Message In A Bottle" avec un Stewart Copeland à côté de la plaque...
Quoiqu'il en soit, Sting le chantait déjà sur "Ghost In The Machine": "Nous Pouvons Faire Ce Que Nous Voulons, J'aurai Toujours Faim De Toi..."

mardi 3 juin 2008

The Police Part 2



Ola Amigos de la playa, je suis rempli de Police pour la journée et le concert n'a même pas commencé !!!
Lors de l'achat des places pour le concert de ce soir, j'avais fait la folie d'acheter la discographie complète (pour la troisième fois) du groupe en CD mais réplica vinyl. Et bien aujourd'hui, je me suis décidé d'acheter les cinq opus en Vinyl...

The Police Part 1



Nous sommes le 3 JUIN 2008.
Nous y sommes arrivés, nous sommes à cette date tant attendue, fantasmée, rêvée, inespérée. Malgré mon nez archi bouché et la boite de kleenex qui est devenue ma meilleure amie, malgré les cachets d'Actifed que j'avale comme des fraises Taggada, l'excitation de me rendre au commissariat, retrouver les policiers les plus aimés de la terre est immense. Je me remémore cette cassette de "Ghost In The Machine" achetée à l'age de huit ans. Cette cassette qui ne quittait pas ma poche de chemise bucheron quand je me rendais à l'école primaire. Ma première acquisition musicale que je portais sur moi comme un livre de prière.
The Police a parcouru ma vie musicale de ses tubes à ses titres les plus méconnus. Pourtant; je ne suis pas dupe, ce soir je vais retrouver trois musiciens qui vont, certes se faire plaisir, mais avant tout se remplir les poches. Mais je ne peux pas passer à côté, je ne pouvais pas vivre l'excitation d'être le premier à posséder les places de ce concert lors de l'ouverture de la billetterie. Je ne peux pas, aujourd'hui, ne pas écouter du Police sans me remémorer tout ce que ça a bercé comme moments intenses de ma courte vie.
Oui je suis un enfant, oui je porte mon tee shirt "The Police", oui je vais vous souler avec des posts dédier aux anglais qui se sont servis du Punk pour imposer leurs pattes sonores à ce que nous appelons la pop.
Vous êtes prêts ?

lundi 2 juin 2008

Fleetwood Mac : Rumours



Plus d'un an après sa création, je m'empare de l'actualité musicale que l'on retrouve dans les bacs de votre fournisseur de sons officiel. Je vous propose de redécouvrir l'un des albums les plus vendus aux États Unis dans les années 70.
"Rumours" est une corbeille à bijoux, une boite qui regorge de titres tubesques en puissance. Mais qui sont ces Fleetwood Mac ? Quelle est leur véritable histoire ?
il faut se pencher du côté du sol britannique pour retrouver trois musiciens qui officiaient dans le Bluesbreakers du bluesman british par excellence, je veux parler de Mr John Mayall. Le batteur, le bassiste et le chanteur se décident à former leur propre groupe, ils le baptisent le Peter Green’s Fleetwood Mac, Peter Green est au micro, John McVie à la basse et Mick Fleetwood tient les baguettes. La formation propose un blues qui va dans le sens opposé des Creams ou de Led Zeppelin qui se dirige vers la naissance d'un hard rock qui connaitra son heure de gloire. Le blues que distille la voix et les guitares de Peter Green peut se résumer à quelques perles comme "Black Magic Woman" ou le sensationnel "Man of the World". Au mois de Mai 70, le leader charismatique, atteint par des crises aigues est hospitalisé et quitte ses camarades de classe et le nouveau venu, le guitariste Danny Kirwan. C'est la fin de la première période du Fleetwood Mac.



Après des années de flottement, John McVie et Mick Fleetwood se retrouvent aux USA et font la connaissance d'un couple de musiciens, Lindsay Buckingham et Stevie Nicks. La formation recomposée sort en 1975 un premier album qui connait un succès d'estime. Mais le coup de canon arrive deux ans plus tard avec le fameux "Rumours". Un album qui s'écoute d'une traite, sans relachement, les compositions s'enchainent et nous entrainent dans ce pays aux larges horizons bercés de rêves et désillusions. Oui c'est tout cela que cet opus raconte. Etrange de se mettre dans le contexte d'enregistrement de ces sessions, sachant que les membres américains sont en pleine procédure de divorce. Les titres sonnent comme des analyses personnalisées. Tout est profond en sachant garder une fraicheur à chaque instant.



Dans la version que vous trouverez dans les bacs, une deuxième galette accompagne l'opus. Ce cadeau regorge de prises alternatives des titres, des compositions non retenues, des jams entre musiciens pendant les réglages de l'enregistrement.Un collector à ne pas louper.

Fleetwood Mac : Dreams (Outtake)


Le Site Officiel: www.fleetwoodmac.com

Bert And John



Voici un post pour éclairer la lanterne pour ceux qui tomberaient, dans votre officine musicale marseillaise préférée, sur les albums de ces deux guitaristes de génie. Bert Jansh et John Renbourn sont deux des quatre membres d'un groupe qui connu le succés fin des années 60 et début des années 70: Pentangle.
Mais avant d'en arriver à cette réunion en 1967, je vais vous compter leurs chemins respectifs.
Bert Jansh est écossais, il admire le blues de Big Bill Broonzy. Il a pour mentor Davey Graham qui le guidera dans sa voie artistique. Il lui donnera le gout du voyage aucours d'une de ses tournées. Suite à ces moments passés en sa compagnie, Jansh se décide à prendre sa guitare et à sillonner la France et le Maroc ou il découvre la Marijuana. Substance qui, liée à sa passion pour l'alcool, vont le mener vers une source d'inspiration qui influencera la plupart des guitaristes occidentaux dont les célèbres Jimmy Page, Neil Young, Paul Simon. De retour en Europe, il s'installe à Londres et enregistre en 1965 son premier opus éponyme. on retiendra cet instrumental de renommée internationale, "Angie". C'est à ce moment là qu'il fait la rencontre d'un anglais féru de guitares, de musique folk à tendance médiévale et de musique classique, John Renbourn. Les deux instrumentistes se croisent sur la scène d'un club folk londoniens, "Les Cousins". Très vite leur gout commun pour Big Bill Broonzy, leurs touchers novateurs et leurs visions complémentaires de leurs instruments leur donnent l'idée de collaborer sur chacun de leurs opus. On retrouvera la guitare de Renbourn sur le mythique "Jack Orion" de Jansh, et l'écossais apparaitra en guest sur les albums de l'anglais. Jusqu'au jour où ils se décident à cocomposer des titres et à sortir un album sous leurs deux noms, "Bert And John".
En 1967, ils croisent sur leur route la voix de Jacqui McShee, ils recrutent le bassiste de Nick Drake et un batteur et forment pendant six années Pentangle.
Les deux hommes sont toujours sur les routes, Bert Jansh diffuse le son folk écossais qui le caractérise tant. Quant à John Renbourn, il a repris des études de compositions de musique classique, et se consacre à des œuvres musicales classique depuis une vingtaine d'année.
En ces temps de reformation historique, j'ai le plaisir de vous annoncer celle de Pentangle. Le groupe traversera l'Angleterre durant le mois de Juillet prochain.

Bert Jansh Jouant Angie


Pentangle Interprétant Travelling Song


Bert And John : Along The Way


Le site Officiel de Bert Jansch: www.bertjansch.com
Le Site Officiel de John Renbourn: www.john-renbourn.com

jeudi 29 mai 2008

James Taylor : October Road



Voici un artiste que je redécouvre grâce à mon carton de 33 tours. James Taylor est un vieux de la vieille, mais son charme est sans age. Il est complètement en adéquation avec mon humeur du jour: moody.
Un premier opus sorti chez Apple (le label des Beatles) fin des années 60. James Taylor entame les années 70 avec une guitare folk, des idées plein la tête et un physique sous haute pression opiacée... C'est durant cette décennie qu'il composera ce qui le rendra célèbre et tant reconnu. Son deuxième opus, "Sweet Baby James", ouvre les années 70 avec des perles comme "Carolina in My Mind". Un an plus tard, sort "Mud Slide Slim and the Blue Horizon" avec la reprise de "You've Got a Friend". Il réitèrera l'idée des reprises en interprétant sur un album suivant le titre de Marvin Gaye, "How Sweet It Is (To Be Loved by You)". Après les années 70 et sa descente aux enfers dans le monde de la toxicomanie, il entame les années 80 dans un nouvel état d'esprit, moins prolifique, plus serein. Il sort moins d'albums studios, se donnant plus de temps. Ses prestations sur scène font l'unanimité et Columbia, son label, se décide à publier un album live.
Ce n'est qu'en 2002, que l'on retrouvera la patte de ce grand song-writter avec l'album "October Road". On y retrouve sa voix de velours, ses mélodies qui font toute la différence entre la pop folk des années 70 et celle que l'on tente de nous imposer à coup de grands effets médiatiques. Pour preuve, écoutez ce "Caroline I See You", un titre d'une grande classe. Tout y est sobre, et si sensuel. Cette chanson fait aussi écho au titre qui l'a propulsé en haut de l'affiche en 1970, le fameux "Carolina in My Mind"...



James Taylor : Caroline I See You


Le Site Officiel: www.jamestaylor.com
La Page Myspace: www.myspace.com/jamestaylormyspace

Le Nouveau Concours



Le dernier concours remonte à plus d'un mois, Camille de Paris est l'heureux gagnant. Malgré les couacs du service postal, le premier opus d'Unkle, "Psyence Fiction" lui revient de droit. Il aura son exemplaire d'ici une petite semaine.
Voici la nouvelle pochette à identifier. Pour les amateurs de guitares saturées, le quizz ne devrait pas être trop compliqué. Je décide donc de corser un peu l'histoire en proposant aux détenteurs de la bonne réponse, non seulement de m'envoyer un mail avec le nom de l'artiste ou du groupe qui a signé cette galette, mais aussi en lui demandant de prêcher la bonne parole en invitant trois de ses contacts passionnés de musique à rentrer dans la bulle Muzik In Mars.
Le mail devra donc comporter le nom de l'artiste et trois adresses emails des camarades mélomanes avides de découvertes sonores en tout genre. Vous avez tous les éléments nécessaires qui vous permettront de remporter l'opus à la belle pochette rouge ?
Cliquez sur muzikinmars@yahoo.fr

Amusez vous bien...

Le Plaisir Du Vinyl Retrouvé ...



L'affect est intense au toucher de ce cercle sombre. On repense à ces belles journées à dénicher des galettes musicales, se baladant de disquaires en disquaires. Un sac de plus en plus lourd, se chargeant de récolter la pêche fructueuse. C'est assez amusant de se rendre compte que l'on peut être des deux côtés d'une frontière en pratiquant sa passion pour métier.
Depuis mon retour dans mon Marseille natal, je n'avais plus de platine vinyl, c'est une chose que je ne pourrai plus dire. J'ai effectivement fait l'acquisition d'une platine comme je les aime, un chouette design et assez redoutable sur le plan du son.
Je réouvre le seul carton pas encore déballé de ce déménagement qui me ramena sur Marseille, il y a trois ans. L'occasion de faire le point sur ma vie, sur mon évolution professionnelle. Trois ans de bonheur qui ne cesse de s'acroître chaque jour. Mais revenons à ces cercles noirs. Je prends un pied phénoménal à poser la cellule sur ces galettes qui tournent à vitesse régulière. de l'integrale des Doors aux remixs de Finley Quaye, en passant par des vieux 33 tours de Jazz...
Du coup, je me suis mis en tête de faire une nouvelle carte de visite pour Muzik In Mars. Elle est disponible à l'adresse ou j'officie quotidiennement. N'hésitez pas à en prendre, à les propager pour faire un maximum de buzz sur la passion qui nous habite toutes et tous, lecteurs de ce blog musical d'un disquaire marseillais.

lundi 26 mai 2008

Sting : Bring On The Night



Nous sommes à une semaine et à un jour de la visite phocéenne des trois Policiers les plus cools de notre planète. Je ne reviendrai pas sur cet évènement. Je voudrais juste faire la part belle à l'album que Sting enregistra lorsqu'il s'émancipa de ses deux compères et qu'il prit son envol tel un oiseau survolant l'Amazonie dévastée, cher à son cœur.
"Bring On The Night" est un double album live capté pour sa majeure partie à Paris au théâtre Mogador. Sting s'est entouré de la crème des musiciens blacks qui avaient forgé leur réputation de requins de studios de jazz new-yorkais. On croise des musiciens du Weather Repport, des personnalités qui ont joué avec le charismatique Miles Davis, un des frères Marsalis, rien que ça...
Sting, avec son égo démesuré embarque dans son expérience musicale tout ce petit monde dans un château Napoléonien tout près de Paris. Il demande au cinéaste, Michael Apted, de filmer les moindres moments, des répétitions, à la séquence du diner du groupe en passant par des passages à Beaubourg, où Sting s'amuse à se tremper dans les fontaines de la ville. Et nous arrivons à la captation de cette série de concerts.
Quel concert ....
C'est tout simplement un des meilleurs moments musicaux qui m'aient été donné de vivre. Sting a sa voix péchue et si groovy, la rythmique est menée de main de maitre par un Omar Hakim à la batterie et Daryl Jones à la basse, Sting se cantonnant à tenir une Fender Stratocaster. Mais la force de ce concept, c'est que l'osmose des titres pop de la guêpe se confond dans un jazz des plus énergique et revitalisant. A l'écoute, on a envie de danser, de chanter et de se mettre à sourire.
Des deux supports, le choix est tout simplement impossible, tellement le visuel et l'audio sont complémentaires. On pourrait s'abstenir le passage de l'accouchement du rejeton dans un hôpital parisien, mais il est tellement révélateur du personnage Sting que l'on comprend le choix du réalisateur.
Nous retrouverons la même équipe de musiciens sur le premier album studio de Sting. Mais ce double album live reste le "must have" de sa discographie. Des titres comme "I Burn For You", composé lorsque Sting avait quinze ans, montre la signature musicale d'un génie en herbe qui, je l'espère saura nous donner les frissons dans huit jours...



Il est à noter la petite faute de français sur le nom du groupe "M. Le Sting Et Les Tortues Bleus". Pour ceux qui viennent de succomber au son ultime de cette formation, l'album se trouve dans les bacs de votre disquaire favori...

Sting : Bring On The Night


Sting : I Burn For You