mardi 18 mars 2008

For The Masses, Down To The Bone ...



J'ai toujours aimé prendre le recul pour apprécier une composition musicale. Loin des effets d'arrangements, de la qualité de l'enregistrement d'un titre. Ma meilleur arme étant d'imaginer le titre dans une version dépouillée. Parfois, certains musiciens s'amusent à rendre hommage à quelques répertoires popisants qui ont marqué la vie musicale de nos années passées.
Aujourd'hui, je voudrais partager avec vous la visite de certains titres de Depeche Mode, formation connue pour ses arrangements électro. Sylvain Chauveau, musicien français, nous propose avec son "Down To The Bone", une relecture des titres qui ont fait la légende de Depeche Mode. Un album qui est sorti en 2005, et qui offre une vision acoustique avec piano, cordes et clarinette. Ces instruments, remplaçant les synthés et autres plugs-in que peuvent utiliser la clique de Martin Gore, dévoilent un bien joli petit opus. Album auquel je joindrai une autre tentative sortie en 1998, "Various Artists For The Masses". The Cure, Rammstein, Gus Gus, mais aussi The Smashing Pumpkins rendent hommage à cette formation qui n'a cessé de distiller sa pop anglaise tout en évoluant dans son temps. Voici donc deux extraits de ces opus en forme de clin d'œil. Le premier est de Sylvain Chauveau, le second de la formation rock Versuca Salt.

Sylvain Chauveau : Stripped



Versuca Salt : Somebody

lundi 17 mars 2008

Mémoires De Rock Et De Folk


La rubrique Mes Livres reprend du service.
Il est des bouquins qui se dévore sans que l'on sente le temps passer.
Philippe Koechhlin, fondateur du fameux Rock 'n Folk et journaliste chez Hot Jazz, nous invite à redécouvrir les moments forts de ses souvenirs musicaux. Une sorte de journal intime à parcourir avec en bande son Coltrane, Mingus, Les Beatles, Hendrix et Dylan.
Ce grand homme de musique et de littérature nous abreuve de ses mots et de ses sons qu'il sait si bien retranscrire dans ses phrases.
Un petit moment de bonheur à engloutir tout cru. On rit en lisant le récit des deux blancs becs français qui se retrouvent au fin fond des États Unis et qui se mettent à pleurer lorsqu'ils tombent nez à nez avec le vieil homme qu'ils cherchaient. Un bluesman à la discographie enterrée et qui ne peut s'empêcher d'être ému face à ces deux passionnés tout droit sorti d'un film de science fiction. On est au bord des larmes lorsque l'auteur nous raconte la fin tragique de certains musiciens.
Une lecture pour toutes et tous...

dimanche 16 mars 2008

Erykah Badu : New Amerykah



Il y aurait des semaines sans grande rencontre musicale.
On dirait que c'est pour de rire, mais ça resterait la vérité, tout de même.
J'ai pris la décision de vous parler de ma déception dominicale.
Le dernier et tant attendu opus de la diva Erykah Badu.
J'étais resté sur le souvenir ravi de sa prestation au Radio City Music Hall de New York. J'aurai peut être du m'arrêter là. Sa dernière réalisation, mise à part le titre d'ouverture, est un ramassis de gâchis. Des tentatives de morceaux non avoués et mal assumés. Il me semble pourtant que l'on pouvait s'attendre à mieux. Quand je repense aux sublimes premiers albums, et à ce live enregistré qui suivit la première tournée triomphale de la diva... Déception et amertume sont donc au rendez vous en ce Dimanche électoral. En espérant que demain annoncera une semaine bien plus enthousiasmante. Je planche, actuellement, sur une interview que l'on m'a proposé. Le sujet parle du métier de disquaire. J'y apporte ma vision réaliste de ce métier en voie d'extinction, ou d'évolution radicale... A venir aussi la mise en ligne du troisième volet de Muzik In Mars Say Yeah !!!
Une semaine radieuse...

vendredi 14 mars 2008

Muzik In Mars Say Yeah !!!



L'émission du mois de Mars a été enregistrée hier en fin d'après midi avec les trois complices inséparables et si complémentaires et remplis d'amour... Igy, Scratchy et Pouffy ont débattu avec passion du thème suivant: "Le noms de groupe qui sont pas des groupes...". Le temps de monter et de mixer ce troisième volet et l'émission sera mise en ligne.
Muzik In Mars Say Yeah !!!!!!

mercredi 12 mars 2008

Static Sound System : Tempesta



1996, année glorieuse de la flamboyante Trip Hop.
Et cet album que sort ce collectif au nom rappelant une qualité de micros haute précision. Une réussite sans faille.
Un miracle synthétique des ingrédients qui m'ont toujours ensorcelés dans ce down tempo qui agit tel un Kaa tentant de vous hypnotiser. L'hypnose sonore fonctionne automatiquement dès que l'on pose la galette dans son lecteur.
Pour ce qui est des informations sur la formation, ça va être mince.
Ils ont signé trois albums dont un remix de ce "Tempesta" chez le label anglais Cup Of Tea Records. C'est la seule trace que j'ai pu trouver.
Pour me faire pardonner, voici deux titres de cet opus venu de nulle part et reparti ailleurs...

Static Sound System : Free To Choose, Hard To Be



Static Sound System : Essential Times

mardi 11 mars 2008

OP8 : Slush



C'est en 1997, que les membres de Calexico et de Giant Sand s'associent avec Lisa Germano le temps d'un album. Ils créent le collectif OP8, un disque et une tournée de rock-folk-pop mélancolique et puis tout le monde remballe...
Pour ce qui est de l'album, "Slush", c'est tout simplement magnifique. Que ce soit au niveau des titres, des arrangements et de ces voix qui habillent la musique.
Ça commence par une reprise de Lee Hazelwood. et ça enchaine avec dix titres dont la palette varie de la mélancolie au rock profond et lugubre. A donner des frissons aux moins inspirés. Car l'inspiration est au rendez-vous avec ces quatre là. Un album que j'ai pu pécher lors de ma dernière visite parisienne. Un album que je vous recommande chaudement. A noter le dernier signe de la main lorsque la formation reprend "Round And Round" de Neil Young. Je ne peux décemment pas vous mettre tout l'album (ce n'est pas l'envie qui manque). Je vous propose le premier extrait de la galette avec Lisa Germano dans le rôle de Nancy Sinatra.

OP8 : Sand

lundi 10 mars 2008

Le Concours Muzik In Mars



Et un nouvel album à remporter grâce à Muzik In Mars.
La précédente galette, "White Moth" de Xavier Rudd, a été remporté par Julien d'Arcachon. Le courrier part dans la matinée.
Voici la nouvelle pochette a identifier.
Pour remporter la galette, rien de plus simple, trouver l'interprète qui se cache derrière cet opus.
Deux semaines pour remporter les 11 titres contenus dans cet opus.
Envoyez vos réponses par mail, muzikinmars@yahoo.fr

Amusez vous bien...

dimanche 9 mars 2008

BED : Spacebox



Benoît Burello est un artiste polyinstrumentiste qui en 1995 se consacre à un projet de groupe à géométrie variable. La formation, BED, offre un son aérien, une facilité hallucinante pour des mélodies d'une rare beauté. Il y a du Thomas Dybdahl dans ce son qui donne des lettres de noblesses à cette musique française en perte de vitesse.
L'album dont je veux vous entretenir se nomme "Spacebox". Ce que j'apprécie, c'est ce côté très feutré. Ce son qui est généralement évoqué lorsque le jazz fait place et que les structures des titres sautent en éclats après le passage d'un hirsute baroudeur musicien.
C'est ce qui prime chez BED, une sensation de liberté. Pas de contrainte, il ne s'agit pas d'un album qui se veut commercial. Mais bel et bien d'un album à vocation artistique. Et c'est tout bonnement réussi, un pied total. Les titres s'enchaînent avec une délicatesse, une classe dont BED a le secret. Ce secret, je peux au moins vous en offrir les différents ingrédients. Une dose de notes tenues, une pincée de silences sublimes, des répétitions d'accords, des instruments minimalistes et une voix chaude et suave qui vous transporte dans un espace qui ne cesse de s'élargir lorsque l'on prête attention au moindre détail.
Hypnotisant...

BED : The Gap



Le Site Officiel: www.bed-music.com

Sebastien Tellier : Sexuality



Il est des artistes très hype, trop hype pour que l'on s'attache à la musique qu'ils mettent dans leurs ouvrages.
"Sexuality" dégage un humour propre à son auteur, Sebastien Tellier. J'appellerai cela de l'érotico-synthétique. Les onze titres qui composent cet opus produit par Guy-Manuel de Homem-Christo, la moitié de Daft Punk, est tout simplement la bande originale d'un téléfilm érotique diffusable sur M6 après un Culture Pub cher à Monsieur Scratchy.
J'associe ce membre de Muzik In Mars Say Yeah !!! à ce post car il est un des fervents défenseurs de Tellier.
J'avoue, pour ma paroisse, être assez sceptique quant au choix de la direction musicale de cette galette. Préférant nettement le "Politics" de 2004. A l'exception du poignant et tordant"L'Amour Et La Violence" très Giorgio Moroder dans l'esprit. Une sorte de psychalalyse musicale sexuelle, un joli moment d'auto-dérision.
Pour les amoureux du kitsh, sachez que Sebastien Tellier a été choisi pour représenter la France au Concours de l'Eurovision. C'est le titre "Divine" qui sera interprété devant un public médusé de stupéfaction. Un grand moment Rock'n Roll, digne de l'arrivée très SM qu'Ariel Wizman nous a offert pour les "Défaites de la Non Musique Française".

Sebastien Tellier : L'Amour Et La Violence

Jim Noir : Tower Of Love



Il ne s'agit pas d'un album dans le sens premier du terme.
Il ne s'agit pas d'un français chantant en anglais.
Il ne s'agit pas, non plus, d'un artiste dont la vie trépidante l'a mené à écrire des chansons charmantes et dignes de la succession des Beatles, Beach Boys, et autres Pink Floyd...
"Tower Of Love" est en fait un pastiche que le jeune anglais, âgé de 24 ans, a réalisé en regroupant les maxis qu'il a sorti entre décembre 2004 et août 2005. Ce jeune banlieusard de Manchester à la vie morose et monotone a pris le parti de s'imaginer une autre vie. Une double personnalité bien moins sage et moins convenue que la première. En s'inventant une bio, il s'invente un nouveau monde, des nouveaux parents, une nouvelle façon d'être et une nouvelle garde-robe. Ainsi, il se vêtit en costume et chapeau-melon noir. Pour peu, on le croirait sorti d'un "Yellow Submarine" redessiné à la sauce de ce nouveau siècle.
Alan Roberts, c'est son vrai nom, a rajouté deux titres à ce petit meddley des maxis et a pondu un album comme un hommage à la pop. Cette pop anglaise qui a bercé mes oreilles enfantines et qui continue à me hanter.
Mais là où je veux vous entrainer c'est sur le fait que jamais, ô grand jamais, je n'avais prêté intérêt à cet opus qui squattait mes bacs. Il a fallu qu'un ami me le donne en main propre en me conjurant d'y porter une oreille. Chose faite, album acquis pour la somme de 3€.
Ça va faire des jaloux ...

Jim Noir : Turn Your Frown Into A Smile



Le Site Officiel: www.jimnoir.com
La Page Myspace: www.myspace.com/jimnoir