dimanche 6 juillet 2008

Richie Havens : Nobody Left To Crown



Quiconque a vu le film sur le célèbre festival américain qui se déroula en 1969, Woodstock, se souvient de cet homme longiligne qui traverse la scène, sa guitare folk en main, se plaçant devant la foule, face à son micro et déversant son message de paix universel.



Richie Havens, avec son jeu de guitare unique, sa voix qui me fait penser parfois à celle de Cat Steevens, nous revient avec un sublime album, "Nobody Left To Crown". La régularité de son message est comme celui d'un battement d'aile de papillon. Pas besoin de zapper un de 25 opus qu'il a enregistré entre 1965 et son tout nouveau né, le message reste le même: une fois en l'âme généreuse de l'homme. Il n'est, pourtant pas dupe, l'artiste. Il connait les méfaits de la politique des hommes. Mais il reste fidèle à sa vision. Né en 1941 à Brooklyn, il passe comme tous ses confrères par le Village de Manhattan, y côtoie Bob Dylan et fait la rencontre du manager de la confrérie folk américaine, Albert Grossman. Il signe un contrat avec Verve, sortira ses premiers albums, puis décidera de créer son propre label pour avoir la liberté qu'il ne trouve pas ailleurs.
Son besoin de liberté est devenu sa marque de fabrique. Il a conquis l'Amérique en se produisant sur scène. Il a conquis le respect des autres artistes par sa longévité et sa lucidité sur le milieu commercial de la musique. Ainsi, nous le retrouvions à l'ouverture du festival de Cannes en 2008, interprétant un "Freedom" en l'honneur du président du jury. Un autre homme avide de liberté si cruciale à la créativité, Sean Penn.



Dans ces deux extraits vidéos, ce qui est émouvant c'est cet imperturbable message. Un message que l'on retrouve sur ce très bel opus que je vous conseille. "Nobody Left To Crown" est la démonstration que Richie Havens traversera les temps avec sa musique, et que cette musique nous procurera toujours ce champs de vision nécessaire à un quotidien qui parfois s'obscurcit sans que l'on en ait la moindre explication. Un choix de chronique avisé en cette semaine marquée par la libération d'une femme au courage exemplaire, et par l'anniversaire d'un homme qui a vécu la ségrégation derrière les barreaux et qui a été président du pays qui l'a pendant si longtemps puni parce que sa peau était différente.

Richie Havens : The Great Mandala (The Wheel Of Life)


Le Site Officiel: www.richiehavens.com

vendredi 4 juillet 2008

Alain Bashung : Bleu Pétrole



Voici un des rares chanteurs français qui a su me faire vibrer. Un personnage, un caractère, une voix, et toujours ces textes énigmatiques, beaux et aux multiples lectures. J'ai le souvenir d'un concert dans l'Olympia de l'ancienne époque, celui qui était petit, charmant, et encore humain. Un concert de cet homme maitre de la maison, dans la finesse mais avec cette force retenue qui le caractérise souvent. Oui c'est ce qui me fascine chez ce gentleman de la chanson française. J'ai le souvenir d'une photo de Bashung ligoté dos à dos avec son homologue, Mr Serge Gainsbourg. Cette photo, je l'ai longuement observé chez un de ses anciens musiciens. Un homme sans qui je n'aurai pas connu ma première vocation de sonorisateur de concert qui m'a permis de côtoyer ce monde artistique de l'intérieur.
Mais revenons à ce "Bleu Pétrole". Cet album ne trouve pas sa force dans la production, comme souvent chez Bashung. C'est assez dépouillé et assez ressemblant d'un titre à l'autre. Non, ce qui rend cet opus sublime, c'est bien la grandeur des compositions, des textes et la voix de celui que je placerai tout en haut de notre famille de chanteurs à texte. C'est tranchant comme un couteau tapant le cœur de l'homme aux multiples blessures. C'est fort comme un whisky de cent ans d'age. C'est profond comme l'océan en pleine nuit sans lune. Et tout cela donne ce Bleu sombre, cette couleur sans limite, cette guitare folk qui ne pourra jamais disparaitre. Et même l'hommage rendu à Leonard Cohen réadapté en français par Monsieur Graeme Allwright touche les étoiles de la beauté. Car les intervenants de notoriétés certaines sont légions sur cet album. De Manset à Allwright en passant par la voix de Louise Attaque, Gaëtan Roussel.



Alain Bashung : Je T'Ai Manqué

jeudi 3 juillet 2008

Marsatac 2008



L'an dernier, je m'étais enivré des prestations de Architecture In Helsinki, et du passage ravageur de The Divine Comedy. Cette année la programmation est d'aussi bonne facture. Jugez-en par vous-même en découvrant la liste des artistes présents pour la dixième édition du festival de la musique électronique à Marseille, Marsatac.



Le Site Officiel: www.marsatac.com

The Notwist : The Devil, You + Me



Vous vous souvenez de The Notwist? Je vous en avais parlé lors d'une chronique élogieuse concernant leur album "Shrink". Et bien ces petits génies des osn triturés et de la pop classieuse et bien léchée ont frappé encore plus fort avec leur dernier opus, "The Devil, You + Me". Un album tout en finesse qui cache derrière sa pochette au dessin énigmatique 44 minutes d'un bonheur musical non dissimulable. Ce qui est encore plus redoutable, c'est l'ensemble de l'opus, pas un titre ne se ressemble ou n'est produit de la même façon. Tout est surprise, et la surprise est divine après chaque fin de titre, car le titre suivant est magique et sublime son prédécesseur. Non, je vous assure, je n'en fais pas trop. Cet album est à ranger à côté d'un "In Rainbow".



Pour ceux qui ne connaissent pas encore le prodigieux travail de ces quatre allemands, le festival Marsatac leur donnera l'occasion de réparer cette lacune.

The Notwist : Where In This World

Boscoe



Partir d'un album et retracer l'histoire comme on mènerait une enquête. Voici la mission que je me suis proposé de mener durant ces chroniques musicales dans Muzik In Mars. Mais là, je sèche, pas de témoins de ce son, digne des grandes révélations avec ces huit titres qui habitent la galette. Un album sorti, apparemment dans les années 70. Un américain originaire du Niger, vivant à Chicago est le créateur de ce mélange Soul, Jazz, Psychédelisme et Funk. Voilà le topo de ce CD qui est sorti des temples d'un label indépendant, un pressage tiré des bandes ou d'un vinyle conservé comme un trésor.
Le trésor est musical et précieux.
Chicago, milieu des années 70, des musiciens enflamment les clubs d'une musique qui commence à buzzer. On parle d'une soul jazzy aux influences de groupe comme The Art Ensemble Of Chicago ou du Sun Ra. Le groupe décide de rentrer en studio pour immortaliser l'ambiance de leurs compositions. On sent le discours politique d'une minorité en plein réveil revendicateur. L'album sortira et sera enterré après de longues années. Jusqu'à ce qu'un garage soit visité en 2001 et que le saxophoniste du groupe de l'époque, Daryl Johnson, décide de ressortir l'album sur son label Aestuarium. Il retrouve les bandes de l'enregistrement pour en proposer une version remasterisée.
L'album est à l'image du titre que je vous propose d'écouter, flamboyant d'énergie et d'originalité. Il a certainement dû passer entre les oreilles d'une Erikah Badu, qui avec son "New Amerykah" a tenté une relecture de cet ouvrage qui est, encore aujourd'hui, à la pointe de ce que la Black Music peut faire de mieux.

Boscoe : Writin' On The Wall

lundi 30 juin 2008

Nancy Priddy : You'Ve Come This Way Before



C’est à la croisée des chemins entre la folk new-yorkaise et du rock parfois progressif que se situe l’opus de la jolie frimousse américaine. Nancy Priddy a connu, fin dans les années 60 une multitude d’expériences artistiques. Tout juste sortie d’une école d’art, elle intègre, dans le Village de Greenwich, une troupe de chanteurs qui animent l’un des endroits les plus hype de l’époque, le Bitter End Nightclub. Ce lieu reçoit les visites des jeunes artistes comme Woody Allen. Nancy, lassée d’être dans une formation, désire s’émanciper et s’en va faire le tour du pays pour présenter ses compositions et sa voix si particulière qui laisse penser que la femme est toujours une enfant et ce malgrè ses textes loins d’être innocents.
C’est en revenant sur New York qu’elle fait la rencontre de John Simon. Ce jeune producteur du label Columbia, qui a déjà travaillé avec Janis Joplin et Simon and Garfunkel. Simon planche sur le premier opus d’un écrivain canadien, Leonard Cohen. Il propose à Nancy de poser sa voix sur certains passages de l’album en cours d’enregistrement. Suite à cette expérience, elle fera la rencontre du producteur qui engendrera la merveille musicale qui berce mes oreilles depuis ce matin, "You’ve Come This Way Before". Nancy décide de toquer à la porte de Phil Ramone. Ce producteur a déjà travaillé sur le premier opus des Bitter End. Il a, aussi, monté un studio où se croisent des artistes de renommées internationales comme Quincy Jones, Franck Sinatra. Simon, Ramone et Priddy planchent sur dix titres et rament pour trouver les bons musiciens capables de transcender les notes pour aboutir à cet opus novateur. Un album qui mélange la folk, devenue universelle et une sorte de rock progressif qui se nourrit de tout ce que New York déverse comme idées artistiques.
Mais les grandes œuvres sont, comme les œuvres de classes inférieures, tributaires de la promo qui suit leurs gestations. Le label misera sur le minimum syndical pour faire la promo du premier opus de Nancy Priddy. Le succès ne sera donc pas au rendez-vous pour cet album aux charmeshttp://www.blogger.com/img/gl.link.gif multiples. La découverte est d’autant plus agréable, car tout dans cette galette est géniale, de la tentative psyché , aux accents progressifs, à l’hymne folkeux. Une surprise exquise dont on ne pourrait pas dater la réalisation et qui a certainement éclairée une Beth Gibbons, la voix de Portishead, parfois trop plaintive... Malheureusement pour la jolie Nancy, sa carrière solo entant que chanteuse stoppa nette, et la vie l'emmena vers des choix d'actrice d'un gout douteux.

Nancy Priddy : You'Ve Come This Way Before


Le Site Officiel: www.nancypriddy.com
La Page Myspace: www.myspace.com/nancypriddy68

dimanche 29 juin 2008

Otis Redding : Live In Europe



Un Dimanche soir à la campagne entrain d'écouter ce groove énergique et si sensuel. La voix d'Otis Redding rivalise avec les riffs des cuivres qui sonnent comme des coups de canons rageurs et revendicatifs. Un groove qui apaise et qui éblouit, une lutte de la danse contre les peines de l'âme. Voilà tout ce que la musique de Mr Redding représente. La signature qui donna au label de Memphis, Stax, sa notoriété internationale. Pour la petite histoire, cet opus, sorti en 1967, est le dernier album sorti du vivant du chanteur qui disparut durant un crash aérien en Décembre de la même année.
Alors cet opus a certes l'avantage de retranscrire l'enthousiasme d'un public ébloui qui est en admiration devant ce meneur de scène. Mais pour les chanceux qui ont pu visionner la captation de la prestation de Monsieur Redding au festival de Monterey, le charisme visuel que dégageait cet homme est sans commune mesure avec son ami de la Tamla Motown, Marvin Gaye. Une autre voix de la Soul qui disparut tragiquement.



Otis Redding : These Arms Of Mine

vendredi 27 juin 2008

Alias & Tarsier : Plane That Draws A White Line



Dans le couloir de ceux qui, pour une raison ou une autre, ont le même trouble que je vis, celui du temps qui s'est arrêté après un évènement musical, j'ai croisé cet opus Trip Hop du duo Alias & Tarsier. Un album sorti en 2006 et qui allait annoncé un retour à cette dénomination qui ne veut pas dire grand chose. En 2008, Fred Magnon, alias Avril, mais aussi le clavier et productrice de talent Leïla sortent leurs réalisations mures et peaufinées pendant de longues années d'abstinence et de réflexion. Alias & Tarsier, eux, n'ont pas attendu la vague 2008 pour écrire la suite de la musique électronique avec leur attachante galette, "Plane That Draws A White Line".
C'est rudement bien produit et la voix embarque le tout dans une atmosphère sulfureuse, voir onirique sur certains titres. Un album signé sur le label de qualité représenté par la fourmi qui avance d'un pas sûr, Anticon.
J'aime revenir sur mes petits cailloux musicaux qui se sont échoués sur le parcours de mes écoutes. Cet album me renvoie directement à l'un d'eux. De cette période, fin des années 90, ou les sorties discographique étaient hebdomadaires mais aussi de qualité. Cette bonne vieille décennie où le disque se vendait sans que les vendeurs n'aient à faire le moindre effort. Il est bien plus amusant de pratiquer ce métier de nos jours. Le défi est plus attrayant, et même si certaines sorties manquent cruellement d'imagination et de tempérament, heureusement que des albums comme ce "Plane That Draws A White Line" sortent du lot et motivent le fournisseur de sons que je suis pour les faire découvrir. Car mon métier est bien de montrer à un large public qu'il existe, encore de nos jours, de la musique qui vaut le coup de prêter une oreille plus qu'attentive.

Alias & Tarsier : Sleepy


La Page Myspace: www.myspace.com/aliasandtarsier

dimanche 22 juin 2008

Bat For Lashes : Fur And Gold



Je suis en cure de desintoxe de "Radiohead". Je suis devenu un incurable qui a, selon ses proches, fait une sur-dose de Thom York. À la campagne, à tenter d’aller le plus loin sous l’eau en marchant, sans un gramme d’air dans le corps, un lendemain de fete de musique dans un silence salvateur.
Et me revoici réapparaitre tel un nouvel homme, sevré de toute dose radioheadienne.
Il y a quelque dose de substitution en écoutant une reprise de "Just" du talentueux Mark Robinson. Mais il y a surtout cette perverse excitation à l’écoute de l’opus de la très bouleversante Bat For Lashes. Pervers, car la demoiselle a ouvert le bal des deux représentations nîmoises du groupe qui m’a ensorcelé, Radiohead. Du coup à chaque écoute, je m’attends à revoir surgir, en pleine campagne, les cinq dealers de sons oxfordiens, Radiohead. Mais alors, cet opus ne serait qu’un jeu pervers de celui qui se frustre en replongeant inexorablement, corps, âmes et oreilles sur ce phare brillant qui éclaire de sa lumière la funeste tempête musicale. Ce phare qui porte le nom obsédant, Radiohead. Non je ne suis pas devenu mono maniaque... Non, je ne l’étais pas avant... Mais ce n’est pas évident de revenir indemne de deux soirs de concerts de ce foutu putain de groupe, Radiohead. Quant à ceux qui commenceraient à comprendre que je ne finirai plus mes phrases qu’avec le nom de Radiohead, ils ont du souci, eux aussi, à se faire, Radiohead...
Je suis donc à la campagne. J’ai vidé mon Ipod de sa source d’énergie. Je n’ai pas pris de chargeur. Mon portable à son dossier I Tunes Music, empty. J’ai pris une tonne de disques. Une collection sans aucun Radiohead. Le sevrage, je vous dis…
Je commence par le Bat For Lashes pour aller de plus en plus loin de mon obsession. Certes, le "Viva La Vida" de Coldplay m’a aidé à sortir du cap de la set-list exclusive, mais je sens que je suis proche de la rechute…
"Fur And Gold" sonne comme une collection de beauté entreposée dans une salle des coffres qu’une exploratrice aurait découverte lors d’un périple sonore durant lequel elle aurait emmené tambourin, harpe, clavecin et cordes délurées. Et même si on imagine Bjork avoir foulé la salle sur certains de ses premiers opus, on reprend du plaisir à se laisser bercer par ces mélodies et arrangements qui apaisent mais qui savent retenir une tension dramatique toute particulière. La voix est la machine à vapeur de cette locomotive aux couleurs vives et aux maquillages exubérants. Cette voix est enfantine, plongée dans une reverb au longues traines vaporeuses. La rythmique est en parfaite complémentarité, parfois énervée, souvent à contre-emploi. Et c’est là toute la clef de la réussite de cette galette. On imagine des elfes en perfecto, des licornes avec des ailes déployées vers les frontières de l'enfer, des griffons aux voix d’anges qui hurleraient des paroles obscènes. Voilà l’univers de Natasha, la chef d’orchestre de cette incandescente machine à rouler. Une seule déception, j’ai beau attendre après les onze titres de l’album, il n’y a pas la loupe de sons qui annonce l’arrivée de Radiohead. C’est grave Docteur ?



Le Site Officiel: www.batforlashes.com
La Page Myspace: www.myspace.com/batforlashes

lundi 16 juin 2008

Viva La Vida Or Death And All His Friends



Un tel évènement ne se loupe pas. Il a fallu me faire sortir de mon lit d'après un long week-end mouvementé. Je me suis donc dégoté une version de ce quatrième opus signé par les quatre de Coldplay. Ecouter attentivement pour enfin fournir la chronique de ce "Viva La Vida".
Un album réalisé par Brian Eno, le chef de rang de la musique ambiante et l'un des producteurs du jackpot musical de ces vingts dernières années (U2, pour les étourdis). Un opus aussi mis en son par Markus Dravs, moins connu mais tout aussi redoutable pour le travail qu'il a effectué sur le dernier Arcade Fire. Il y a un peu plus d'un an, les rumeurs de la machine Timbaland coproduisant le prochain Coldplay avait mis un peu d'inquiétude dans mon verre rempli d'attente longue et parfois ennuyeuse de l'album que je tiens, aujourd'hui, entre mes mains. Car je l'ai ce digipack contenant le quatrième album de Coldplay, avec sa pochette sur laquelle la toile de Delacroix a été taguée en blanc d'un "Viva La Vida" empreinté à une autre artiste peintre tout aussi révolutionnaire, Frida Kahlo.
L'enquête sur le titre et la valeur symbolique de cette pochette n'échappe pas à votre fournisseur de son en tout genre. Le résultat du mélange Delacroix/Kahlo est la recette que vont utiliser les protagonistes durant ces dix plages musicales. Un mélange tonitruant au son spatial, aux mélodies accrocheuses sans être racoleuses, aux rythmiques moins évidentes que celles que l'on pouvait retrouver sur les trois premières galettes de la bande à Chris Martin. Même lui a changé, sa voix est porteuse d'une note différente, moins mielleuse diront les récalcitrants, moins pop et plus expérimentale pour mon approche personnelle.
Il est certain que les prestations amèneront un effet que l'album aura du mal à fournir si, comme la plupart des français, vous écoutez cette galette sur votre petite chaine HIFI a un volume acceptable pour votre voisinage. Mais, et c'est là mon conseil de professionnel, ne soyez pas modérés, soyez déraisonnables, boostez cet ampli qui réclame corps et âmes que vous dépassiez la barre mentale mais indispensable du 5... Allez, un petit effort, vous y êtes, 6, 7, 8, 9 ... OUI !!!
Et là vous comprenez pourquoi deux producteurs de talents valent mieux qu'un, pourquoi ces deux noms de la mise en son ont risqué leurs réputations pour faire éclore un nouveau Coldplay, certainement plus acceptable pour les hermétiques des "Scientist" et autre "Yellow"...



Pour les inconditionnels, trois dates françaises ont été annoncées, le premier Septembre à Strasbourg, le 4 à Lyon et le 9 à Paris.

Coldplay : Cemeteries Of London