jeudi 12 juin 2008

mercredi 11 juin 2008

Radiohead J-3



Un petit post rapide pour vous informer que les set-lists des concerts du groupe ne sont jamais les mêmes. Et qu'il n'est pas impossible que pour les chanceux, dont je fais parti, nous ayons droit à deux concerts radicalement différents...
Je m'abreuve de Radiohead, c'est grave Docteur ???
Sinon, je prends les devants pour une amie qui a sa place pour le 15 mais qui n'a plus de moyen de locomotion pour se rendre aux Arènes. Si une voiture marseillaise part pour Nîmes le 15, et qu'une place est vacante, sachez que la dite personne est prête à partager les frais. J'attends vos réponses en postant des commentaires juste en bas...

mardi 10 juin 2008

Radiohead J-4



Voici le topo, je viens de céder à un caprice qui m'était resté dans la tête en apprenant que les cinq d'Oxford se produisaient deux soirs consécutifs à Nîmes. J'avais pris ma place pour le jour de mes 35 ans, le 14 Juin. Je viens d'acquérir mon ticket pour l'aventure sonore pour le premier jour de mes 35 ans. je vais pouvoir savourer deux soirs de suite la musicalité de Radiohead. Vous dire que je ressens une excitation comparable à celle de la veille de l'enregistrement de notre émission "Spéciale Radiohead" pour Muzik In Mars Say Yeah est sans doute compréhensible. Je vais à nouveau retrouver les titres de l'intégrale sur mon Ipod. Peut être même me réécouter notre fameuse émission enregistrée au mois de Février.



Pour info, je viens de dégoter un site dédié à la tournée du groupe, cliquez ici pour découvrir le blog de la tournée mondiale.

lundi 9 juin 2008

MGMT : Oracular Spectacular



Le nouvel associé dans l'équipe O'CD m'a exprimé sa plus grande incompréhension face à ce disque. Le genre de challenge que j'adore relever: pourquoi la presse est-elle unanime sur cet opus signé chez Columbia ? Et pourquoi un amoureux de la musique ne comprend pas l'encensement de cette galette. Se procurer la dite substance me semblait donc être une priorité. Une fois la chose faite, il me fallut du temps pour y disséquer chacune des 10 plages musicales. Voilà, c'est fait. Paul, je suis à toi, je vais donc t'expliquer ce qui se passe dans l'univers MGMT.
La formation américaine, originaire de Brooklyn, New york, est composée de deux frappes à dingues, camés jusqu'à l'os, Ben Goldwasser et Andrew Van Wyngarden. Leur carrière discographique débute chez le label hype new-yorkais, Cantora Records. Mais Columbia saura avoir les arguments pour récupérer ce qui s'annonce être la nouvelle tête d'affiche alternative après les excellents Arcade Fire.
Le son, voilà le secret de cet opus. Le son est "juste" énorme !!! (le "Juste" est ici une référence hype du langage parisien). C'est juste dément ce que ça sonne gros!!! C'est de la pop électro qui envoie le boulet comme un groupe de métal glam pouvait envoyer les décibels lors d'une salve saturée. C'est ça, plus la capacité à fournir une bouffée d'opium sonore avec des voix venues d'un nuage de fumée qui nous rappelle les bonnes ondes karmastiques dignes d'un Syd Barret déterré et mis sur une croix du Christ beaucoup moins Rock'n Roll que le floydien.
Mais ce qui fait l'unanimité chez nos amis journalistes professionnels, c'est certainement le buzz créé par le label. Un buzz qui ne cesse de s'amplifier après chaque prestation du duo. Scratchy qui revient d'un séjour barcelonais a eu la chance de retrouver MGMT sur la scène du festival sponsorisé par le cocktail explosif "Red Bull Vodka". Scratchy n'est plus le même depuis cette expérience. Du sang fluorescent coule dans ses veines, il a l'album du MGMT qui tourne en boucle dans sa tête. Il s'est même mis au jardinage dominical, sous la pluie...



Pour ma part, je suis certain que cet opus résonnera dans ma tête tout l'été, il y a de la chaleur, de la folie, de l'innovation, de l'incandescence, bref tout ce que j'ai envie d'écouter....

MGMT : Of Moons, Birds & Monsters


Le Site Officiel: www.whoismgmt.com
La Page Myspace: www.myspace.com/mgmt

Radiohead J-5 Et Autres Pensées Marketing



Je vais en faire des jaloux dans cinq jours...
Pauvre Scratchy qui après avoir joué le rôle de l'arroseur arrosé se verra humilier en lisant la chronique du concert des cinq d'Oxford dès mon retour de Nîmes. Pauvre Iggy qui déserte les plages musicales d'un trio en voie de disparition. Je ne parle même pas de Mr Gerald qui après avoir reçu le coffret de "In Rainbows" a mis plus de trois mois à poser son oreille sur ce chef d'œuvre.
Alors aujourd'hui, et sans faire de répétition à l'émission de Muzik In Mars Say Yeah du mois de Février 2008 consacrée à Radiohead, je vais vous entretenir d'un import japonais sorti peu de temps après l'excellent dernier album signé chez EMI, le Ô combien incompris "Hail To The Thief".
"Com Lag" est un sac de fille, où l'on retrouve tout et dans n'importe quel ordre. De la version live au remix le plus improbable. On sent que Thom York s'est fait plaisir à regrouper l'inregroupable pour brouiller un peu plus les pistes.
Ce qui est terriblement amusant c'est le art cover de cet EP introuvable fut un temps et que certain revendeur ont décidé de brader le temps que la vague "Radiohead" passe sur notre territoire hexagonal. Car il est amusant, et parfois si prévisible, de réaliser les effort marketing que les grandes enseignes de distribution mettent en place la veille d'un évènement musical comme la venue du groupe dans nos contrées. Un album dont le prix dépassait l'entendement peut, d'un jour à l'autre, se retrouver brader. On ramasserait la pépite comme on cueillerait un fraise bien sucrée, et cela sans débourser plus que de raison. La magie du Yoyo tarifaire a encore frappé, et avec ça vous voulez que les vrais disquaires arrivent à suivre la pratique honteuse de ces machines de guerre ? Cela me fait penser, et je retombe sur mes pieds, au art cover du EP avec cette bulle que l'on retrouve au dos de l'opus. On y voit Despot (un personnage inventé par York et sa troupe) nous révéler ceci "I travelled all over the world. I stayed in the best hotels, visited the best beaches and had access to beautiful women, champagne and caviar. No, I don't regret a minut of it". Les despotes vont bientôt s'éteindre, l'heure de la fin approche. Les gros mastodontes ont décidé de descendre en bas, dans leur cave ce qui, hier encore, faisait leur réputation. Mais à force de vendre la musique comme on vent de la lessive, ils ont fini par mettre les consommateurs face à ce qu'il y a de pire, l'ignorance qu'il existe aujourd'hui de vrais artistes qu'il faut découvrir avant d'apprécier leur art, pour ainsi mieux les défendre. Nous avons pour vocation de rectifier le tire, et vous proposer de réparer cette énorme boulette marketing. Lorsque vous passez le pas de votre fournisseur de son, vous avez la possibilité d'être guidé vers l'improbable, l'inconnu, le vibrant, le réel non marketé, l'artiste. Celui d'hier qui a fait que ceux d'aujourd'hui et de demain ont évolué dans leurs visions. N'hésitez pas à nous demandez conseils, notre mission est de répondre à vos attentes...

Radiohead : 2+2=5 [Live]

mercredi 4 juin 2008

The Police : Part 3



Le 4 Juin suit en toute logique au 3 Juin...
Chroniquer ce concert demande recul et historique.
Je m'explique: Sting a toujours refusé de reprendre la route policière. Il l'a lui même avoué en disant dans son français approximatif "Et voilà, nous somme là... Mais c'est quoi ce bordel ???". Sting, l'homme mégalomaniaque, avide de conquête, maitre yogiste qui propose des forfaits de formation hors de prix dans sa résidence toscane qu'il s'est offert avec les royalities de "Every Breath You Take" (il en a écrit plusieurs des chansons...). Cet homme qui, il y a cinq ans faisait la promotion de son dernier album solo en concert à l'Olympia en proposant des places au tarif unique de 150€. Un concert qui révéla le fait dramatique, que ce chanteur avait perdu sa voix... Une claque pour le fan de base que j'étais. Même la rencontre que je pu faire avec l'homme à la barbe naissante ne changea pas la donne, cette voix était enterrée...
Pourtant un an plus tard, nous le retrouvions sur scène avec trois de ses musiciens avec un répertoire Policier. La voix était, me disait-on, de retour... Je restai méfiant. Durant cette mini tournée, Le chanteur avoua avoir pris beaucoup de plaisir... Une porte était entre-ouverte..
Stewart Copeland, l'homme aux baguettes magiques, la locomotive du trio infernal, lui a toujours avoué son admiration face au talent de composition du chanteur bassiste. Pourtant, lors de leurs années de confréries, ces deux là avaient tendances à se foutre dessus. Sur la dernière tournée, Stewart avait même écrit au marqueur sur les futs de sa batterie un FUCK STING bien lisibles des roadies et des backstages...
Andy Summers, le guitariste introverti, mal dans sa peau durant les tournées du groupe. Celui qui vivait mal l'éloignement, l'homme qui filmait mais qui ne prenait pas position sur les querelles de ses deux complices.
Hier soir, nous avons vécu les retrouvailles des trois musiciens qui pour des raisons bien différentes ont concédé à leur réunion. Une seule est commune, l'appât du gain. Mais je ne vous écrirai pas de tartine la-dessus, tout le monde peut le faire et je ne suis pas doué pour ces refrains simplistes.
Sting voulait poser sa basse une ultime fois sur les futs de Stewart. Tout le monde l'avait compris. Sting est plus ambivalent face à son guitariste, il a toujours eu de l'estime pour le 100% british d'Andy Summers. L'homme dont le flegme est celui d'un lord sans honneur.
Pour Stewart le simple fait de retâter l'acclamation des stades était la motivation à chevaucher son siège de batteur à celui du set de percu.
Quant à Andy... C'est un mystère qui reste sans réponse... L'homme habillé de noir m'a laissé un gout de désaveu. Il était là sans être là, laissant des solos guitares sans vie, sans logique, avec un son mal maitrisé. A la fin du concert, j'en venais à regretter le talentueux Dominic Miller qui accompagne Sting depuis une quinzaine d'années.
Les hommes se sont amusés, les musiciens n'auront pas trouvé leur marque excepté pour cet avant dernier titre, un "So Lonely" où l'on retrouve la cohésion de l'époque. Ce temps que les moins de 40 ans ne peuvent (malheureusement pour moi) pas connaitre, celui ou l'on ne changeait pas de tonalité entre l'intro et le premier couplet pour que Sting puisse poser sa voix sans se fatiguer...
Mais, Oui, j'ai aimé, Oui, j'ai hurlé de bonheur, Oui, j'ai même versé quelques larmes sur le "Every Little Things She Does Is Magic". Pour être honnête, j'ai pris mon pied sur les titres les moins connus, "Hole In My Life", "Demolition Man", "Voices Inside My Head" enchainé avec "When The World...". J'ai par contre voulu fermé les yeux et les oreilles sur "Wrapped Around Your Finger" ou sur le titre d'ouverture, "Message In A Bottle" avec un Stewart Copeland à côté de la plaque...
Quoiqu'il en soit, Sting le chantait déjà sur "Ghost In The Machine": "Nous Pouvons Faire Ce Que Nous Voulons, J'aurai Toujours Faim De Toi..."

mardi 3 juin 2008

The Police Part 2



Ola Amigos de la playa, je suis rempli de Police pour la journée et le concert n'a même pas commencé !!!
Lors de l'achat des places pour le concert de ce soir, j'avais fait la folie d'acheter la discographie complète (pour la troisième fois) du groupe en CD mais réplica vinyl. Et bien aujourd'hui, je me suis décidé d'acheter les cinq opus en Vinyl...

The Police Part 1



Nous sommes le 3 JUIN 2008.
Nous y sommes arrivés, nous sommes à cette date tant attendue, fantasmée, rêvée, inespérée. Malgré mon nez archi bouché et la boite de kleenex qui est devenue ma meilleure amie, malgré les cachets d'Actifed que j'avale comme des fraises Taggada, l'excitation de me rendre au commissariat, retrouver les policiers les plus aimés de la terre est immense. Je me remémore cette cassette de "Ghost In The Machine" achetée à l'age de huit ans. Cette cassette qui ne quittait pas ma poche de chemise bucheron quand je me rendais à l'école primaire. Ma première acquisition musicale que je portais sur moi comme un livre de prière.
The Police a parcouru ma vie musicale de ses tubes à ses titres les plus méconnus. Pourtant; je ne suis pas dupe, ce soir je vais retrouver trois musiciens qui vont, certes se faire plaisir, mais avant tout se remplir les poches. Mais je ne peux pas passer à côté, je ne pouvais pas vivre l'excitation d'être le premier à posséder les places de ce concert lors de l'ouverture de la billetterie. Je ne peux pas, aujourd'hui, ne pas écouter du Police sans me remémorer tout ce que ça a bercé comme moments intenses de ma courte vie.
Oui je suis un enfant, oui je porte mon tee shirt "The Police", oui je vais vous souler avec des posts dédier aux anglais qui se sont servis du Punk pour imposer leurs pattes sonores à ce que nous appelons la pop.
Vous êtes prêts ?

lundi 2 juin 2008

Fleetwood Mac : Rumours



Plus d'un an après sa création, je m'empare de l'actualité musicale que l'on retrouve dans les bacs de votre fournisseur de sons officiel. Je vous propose de redécouvrir l'un des albums les plus vendus aux États Unis dans les années 70.
"Rumours" est une corbeille à bijoux, une boite qui regorge de titres tubesques en puissance. Mais qui sont ces Fleetwood Mac ? Quelle est leur véritable histoire ?
il faut se pencher du côté du sol britannique pour retrouver trois musiciens qui officiaient dans le Bluesbreakers du bluesman british par excellence, je veux parler de Mr John Mayall. Le batteur, le bassiste et le chanteur se décident à former leur propre groupe, ils le baptisent le Peter Green’s Fleetwood Mac, Peter Green est au micro, John McVie à la basse et Mick Fleetwood tient les baguettes. La formation propose un blues qui va dans le sens opposé des Creams ou de Led Zeppelin qui se dirige vers la naissance d'un hard rock qui connaitra son heure de gloire. Le blues que distille la voix et les guitares de Peter Green peut se résumer à quelques perles comme "Black Magic Woman" ou le sensationnel "Man of the World". Au mois de Mai 70, le leader charismatique, atteint par des crises aigues est hospitalisé et quitte ses camarades de classe et le nouveau venu, le guitariste Danny Kirwan. C'est la fin de la première période du Fleetwood Mac.



Après des années de flottement, John McVie et Mick Fleetwood se retrouvent aux USA et font la connaissance d'un couple de musiciens, Lindsay Buckingham et Stevie Nicks. La formation recomposée sort en 1975 un premier album qui connait un succès d'estime. Mais le coup de canon arrive deux ans plus tard avec le fameux "Rumours". Un album qui s'écoute d'une traite, sans relachement, les compositions s'enchainent et nous entrainent dans ce pays aux larges horizons bercés de rêves et désillusions. Oui c'est tout cela que cet opus raconte. Etrange de se mettre dans le contexte d'enregistrement de ces sessions, sachant que les membres américains sont en pleine procédure de divorce. Les titres sonnent comme des analyses personnalisées. Tout est profond en sachant garder une fraicheur à chaque instant.



Dans la version que vous trouverez dans les bacs, une deuxième galette accompagne l'opus. Ce cadeau regorge de prises alternatives des titres, des compositions non retenues, des jams entre musiciens pendant les réglages de l'enregistrement.Un collector à ne pas louper.

Fleetwood Mac : Dreams (Outtake)


Le Site Officiel: www.fleetwoodmac.com

Bert And John



Voici un post pour éclairer la lanterne pour ceux qui tomberaient, dans votre officine musicale marseillaise préférée, sur les albums de ces deux guitaristes de génie. Bert Jansh et John Renbourn sont deux des quatre membres d'un groupe qui connu le succés fin des années 60 et début des années 70: Pentangle.
Mais avant d'en arriver à cette réunion en 1967, je vais vous compter leurs chemins respectifs.
Bert Jansh est écossais, il admire le blues de Big Bill Broonzy. Il a pour mentor Davey Graham qui le guidera dans sa voie artistique. Il lui donnera le gout du voyage aucours d'une de ses tournées. Suite à ces moments passés en sa compagnie, Jansh se décide à prendre sa guitare et à sillonner la France et le Maroc ou il découvre la Marijuana. Substance qui, liée à sa passion pour l'alcool, vont le mener vers une source d'inspiration qui influencera la plupart des guitaristes occidentaux dont les célèbres Jimmy Page, Neil Young, Paul Simon. De retour en Europe, il s'installe à Londres et enregistre en 1965 son premier opus éponyme. on retiendra cet instrumental de renommée internationale, "Angie". C'est à ce moment là qu'il fait la rencontre d'un anglais féru de guitares, de musique folk à tendance médiévale et de musique classique, John Renbourn. Les deux instrumentistes se croisent sur la scène d'un club folk londoniens, "Les Cousins". Très vite leur gout commun pour Big Bill Broonzy, leurs touchers novateurs et leurs visions complémentaires de leurs instruments leur donnent l'idée de collaborer sur chacun de leurs opus. On retrouvera la guitare de Renbourn sur le mythique "Jack Orion" de Jansh, et l'écossais apparaitra en guest sur les albums de l'anglais. Jusqu'au jour où ils se décident à cocomposer des titres et à sortir un album sous leurs deux noms, "Bert And John".
En 1967, ils croisent sur leur route la voix de Jacqui McShee, ils recrutent le bassiste de Nick Drake et un batteur et forment pendant six années Pentangle.
Les deux hommes sont toujours sur les routes, Bert Jansh diffuse le son folk écossais qui le caractérise tant. Quant à John Renbourn, il a repris des études de compositions de musique classique, et se consacre à des œuvres musicales classique depuis une vingtaine d'année.
En ces temps de reformation historique, j'ai le plaisir de vous annoncer celle de Pentangle. Le groupe traversera l'Angleterre durant le mois de Juillet prochain.

Bert Jansh Jouant Angie


Pentangle Interprétant Travelling Song


Bert And John : Along The Way


Le site Officiel de Bert Jansch: www.bertjansch.com
Le Site Officiel de John Renbourn: www.john-renbourn.com