dimanche 11 mai 2008

John Mayer : Where The Light Is



Et voici l'actu du plus méconnu des artistes américains sur notre sol français. John Mayer nous propose de le retrouver sur un DVD live qui permettra à ceux qui ne le connaissent pas encore de découvrir son univers. Du trio rock avec le John Mayer Trio, à la session acoustique en passant par un live pop, tout est de bon gout, et tout me séduit.
Bonne découverte, la sortie de "Where The Light Is" est annoncée pour le 1er Juillet. Nous aurons la possibilité d'acquérir le DVD et le CD de ces trois prestations complémentaires...

Kings Of Convenience : Riot on an Empty Street



Il est assez intrigant de noter que les duos sont faits pour sauter en l'air passé une certaine période. Je désire m'entretenir de la vie des duos musicaux masculins. Il y eut pour commencer l'harmonie parfaite de Simon And Garfunkel, une collaboration qui propulsa les deux voix au firmament de la folk song américaine et qui se scratcha en l'air loin des étoiles. Les reformations financières n'amenant que nostalgie un peu passée et laissant un goût de "C'était Mieux Avant" pas si enthousiasmant. Il y eut le penchant pop anglais avec les très eighties Tears For Fears qui terminèrent leur chemin avec un "Everybody Loves An Happy Ending" assez écœurant. Nous pouvons citer ici le duo Ben And Jason qui décida d'interrompre son voyage de noce vers les belles mélodies pour des projets solos aussi décevants, que surestimés.
Et puis il y a ces deux norvégiens, Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe. Ces deux intellectuels qui se croisèrent à une compétition de Géographie qu’Erlend remporta en dessinant un planisphère de tête. C'est dire le côté uncool de ces deux complices. Pour autant ils allaient écrire une partie de la récente histoire des talentueux mélodistes pops de notre tout nouveau siècle. Leur projet musical prit le nom de Kings Of Convenience.
"Riot on an Empty Street" sort en 2004, il est enregistré à Londres. Ville où nos deux voix norvégiennes ont élu domiciles après le succès de leur première galette, "Quiet Is The New Loud". Les douze titres qui habitent cet opus sont des leçons d'harmonie et d'arrangements. Il y a de la magie popisante dans cet opus qui propulsa le duo vers les sommets. À noter la participation de Feist sur deux titres.
Mais voilà, une fois de plus, monts et merveilles ont donné des vertiges de grandeur à l'un des deux compères qui décida de se lancer dans une carrière solo et de s'établir à Berlin. Erlend, vainqueur du concours de Géographie se lance, laissant de côté son acolyte, Eirik. Pauvre Eirik qui, se sentant seul, rejoigna la belle canadienne Feist et posa sa voix sur le succesfull "The Reminder". À ce jour, Eirik a récemment eut son master de psychologie à l’Université de Bergen. Sa thèse était "De quelle manière l’architecture affecte l’esprit humain". Petite info qui me permet de finir sur une note uncool, mais tellement appropriée à l'un des deux membres d'un duo musical masculin...
Pour autant, le duo persiste. La formation est sur les routes européennes. Si vous êtes sur leur chemin, n'hésitez pas une seule seconde, foncez et priez qu'ils n'aient pas d'idées de se séparer...

Kings Of Convenience : Know How


Le Site Officiel: www.kingsofconvenience.org
La Page Myspace: www.myspace.com/kingsofconvenience

The Notwist : Shrink



Souvenez vous, je vous proposais il y a quelques jours la chronique d'un opus signé Console. Martin Gretschmann, clavier et tête pensante de ce combo munichois fait aussi parti de The Notwist. Quatuor qui m'a permis de me réconcilier avec la musique allemande trop souvent accolé à l'épouvantable coiffure d'un hérisson prépubère.
Le son de The Notwist évolue d'albums en albums. Il peut sonner post punk sur très saturé opus éponyme et premier du nom. Mais il peut surprendre dans l'expérimental sur le prodigieux "Shrink". Une galette qui oscille entre les boucles à la Autechre et des arrangement plus pop. On croise sur la route de ces 10 titres, des textures sonores proches d'un jazz novateur avec de longues plages musicales évoluant aux comptes-goutes.
Un album qui surprend est un album qui mérite d'être écouté et réécouté. Pour autant la discographie de The Notwist n'a pas le même équilibre. Il est à noter, qu'hormis cette galette à l'artwork bleu nuit, le reste est largement en dessous.
Pour info, le très attendu "The Devil, You + Me", dernière production du quatuor, sort demain...

The Notwist : Electric Bear


Le Site Officiel: www.notwist.com
La Page Myspace: www.myspace.com/thenotwistnow

lundi 5 mai 2008

The Last Shadow Puppets : The Age Of ...



"The Age Of The Understatement" est un boomerang générationel. Nous le savons depuis un bon bout de temps, la vie n'est qu'un perpétuel recommencement. La roue tourne, le diamètre n'est pas si impressionnant que ce que l'on aimerait croire.
The Last Shadow Puppets est le covoiturage des deux voix de la pop anglaise teenage qui a su remettre à la mode le slim, le rock et qui permet à toute la génération des teens qui a vu le jour dans les années 80 de retomber dans la nostalgie du disque vinyl. Ces mêmes mélomanes acnéens retrouvent ainsi le chemin d'un disquaire en perte de vitesse et dont le moral se trouvait dans ses chaussettes dépareillées. Je ne parle pas pour ma gouverne, je n'ai jamais été aussi heureux qu'en ce moment...
Alors Alex Turner des Artic Monkeys et Mike Kane des Rascals forment un duo au service de chansons que l'on pourrait trouver dans un bon Stones des années 60.
Il est assez amusant de se dire que quarante ans après Mai 68 dont on ne cesse de nous rabattre l'histoire, l'industrie musicale nous propose sa relecture.
Mais n'y voyez pas un post second degrés d'un récalcitrant aigris. Je trouve cet album plein de charmes, de classes et d'un certain point de vue, il trônerait parmi mes préférés dans le cru bien avancé de l'an 2008. Plus de débat possible, j'adhère...
"L'Age de la Sousestimation" n'est pourtant pas pour ces Dernières Marionnettes de l'Ombre. Je ne parlerai pas non plus de surestimation car les titres sonnent comme on aimerait entendre sonner la plupart des sorties musicales. Les arrangement orchestraux d'Owen Pallett sont en grande partie la clef de la réussite de ce disque.

The Last Shadow Puppets : Only The Truth


Le Site Officiel: www.theageoftheunderstatement.com
La Page Myspace: www.myspace.com/thelastshadowpuppets

dimanche 4 mai 2008

Candi Staton, La Soul Au Féminin



Plus d'acrobatie pour la journée. Le bloguer jongleur que je suis s'est foulé un muscle. Je reste donc dans les voix chaudes que L'Amérique nous offre, comme on offre un chocolat.
Candi Staton pourrait être la grande sœur de Sharon Jones. Elle est, en tous cas, celle qui traversa les périodes, en vivant au jour le jour l'évolution de ce que j'appelle la Black Music. Elle commence sa carrière de chanteuse dans le registre du Gospel dans les années 60. Elle prend un tournant Soul avec sa signature pour le label Fame au début des années 70. Elle devient Disco en ralliant la maison Warner en 1974. Le disco s'éteint peu à peu au milieu des années 80. Candi Staton se retourne vers le Gospel. Aujourd'hui agé de 68 ans, c'est une grande dame de la musique que l'on retrouve avec cette compilation de ses meilleurs titres de la période Soul. Le label Fame a rallié Capitols Reccords. Le label nous propose avec ces 26 titres enregistrés entre 1969 et 1974, une collection de perles. Des bijoux qui sont à mettre en évidence face aux navrantes réalisations qui suivront.

Candi Staton : The Thanks I Get For Loving You

Sharon Jones : Dap Dippin With ...



Spéciale dédicace aux amateurs de grands écarts. Passer de "Third" à ce swinguesque opus de Sharon Jones And The Dap Kings relève du plus extraordinaire exercice d'acrobatie. Au fait, le cirque Pinder est à Marseille, aurait il besoin d'un funambule ?
Le funk est une fois de plus au rendez vous avec Sharon. "Naturally", son deuxième album était une claque. Ce premier album, enregistré en 2002 est la genèse de ce vaccin contre la morosité.
Le son, parlons un tout petit peu de ce son qui n'a rien à voir avec les productions RnBisantes que les chaines dites musicales nous servent à longueur de journée. Le son est comme New York, ville ou tout peut arriver, sanctuaire du pire mais aussi du meilleur. Le meilleur est condensé dans ces onze plages musicales aux accents groovesques si chers à mon cœur. C'est donc à Brooklyn qu'enregistrèrent les Dap Kings ce premier et majestueux opus de la voix soul qui porte le nom de Sharon Jones.
Cet album, j'ai mis plus de deux ans pour mettre la main dessus. Il ne me reste plus que le troisième et dernier opus en date à acquérir. Une mission quasiment impossible. Mais vous commencez à me connaitre, j'adore relever les défis...
Pour les frustrés qui ne sauraient oû se procurer leur album 100% Funk, je vous invite à vous dandiner sur les titres que je mets à votre disposition.
Let's Funk The Funk !!!

Sharon Jones : The Dap Dip


Sharon Jones : Give Me A Chance

Portishead : Third



Allez donc savoir ce qui peut vous tomber sur la tête un Dimanche matin en plein marché dans un village provençal. Pouvions nous prévoir ce qui se passerait en appuyant sur la touche Play du lecteur lorsque le troisième opus du combo bristolien fut inséré ?
Non .
Certainement Pas.
Même le "Machin Gun" était une ruse, un indice auquel on avait dès son écoute portait trop d'intérêt. Cet album n'est pas un album de Portishead. Cet album est l'album de Portishead version "dix ans dans les dents". Il est l'album de Portishead le plus sombre, le moins lisible, le moins évident, et donc le plus formidable car porté par la vision de ces musiciens qui se croisèrent dans les bureaux livides de l'ANPE anglaise.
Ce disque est , comme tout opus qui clôture une trilogie, le plus personnel.
Dix ans de mutisme pour accoucher de ce chamboulement sonore, loin des rythmes en sourdines qui habitaient les deux premières galettes. On empreinte les codes mais on détruit la route qui mène à l'évidence. Que c'est osé, que c'est gonflé, et que c'est réussi !!!
Les mélodies sont toujours aussi peu faciles, mais tellement accrocheuses. Des mélodies déguisées en arracheuses de dents sans anesthésies générales.
Dans les années 90, nous écoutions Portishead en nous disant que leur musique était sombre et que notre monde semblait tout de même bien plus lumineux. Aujourd'hui, à l'écoute de cette obscure et dramatique musicalité, nous ne pouvons même plus nous raccrocher à l'euphorie de notre pauvre monde. Mais alors, après avoir anticipé notre avenir, Portishead serait devenu la bande originale de notre planète malade ?
"Third" n'est pas à prescrire à un dépressif. Le soleil doit être de la partie pour une première écoute. Dans le cas contraire, après l'écoute de ce ras de marrée névrotique, précipitez vous sur le dernier Madonna pour voir que le rien est encore plus tragique... Vous écraserez le trop plein de sucre avarié et vous rempilerez pour une deuxième dose de "Third".

Portishead : The Rip

jeudi 1 mai 2008

Coldplay : Violet Hill



Attention chers lecteurs, Muzik In Mars a le plaisir de vous offrir en écoute le prochain single de la bande à Chris Martin. Le titre porte le nom de "Violet Hill". Ce titre, produit par Brian Eno, ne vous laissera pas de glace. Fermez les yeux et imaginez le groupe au Madisson Square Garden. Un stade qui les accueillera pour un concert gratuit à New York le 23 Juin prochain.

Coldplay : Violet Hill

Black Mountain : In The Future



Pour les cinq musiciens de Vancouver, le futur s'écrira avec des guitares. Il sera clairsemé de rock psyché. Bien loin de l'univers des allemands de Console, mais leur musique est tout aussi ravageuse.
Nous voici donc à bord de la Delorean d'un "Retour Vers Le Futur" musical. Un son bien gras teinté de références Led Zeppelinien et Floydien. De cette époque où plus les cheveux étaient longs et gras, plus le message avait de poids. on retrouve le mellotron, instrument cher à cet état d'esprit hallucinatoire. On s'envole avec les doubles voix hautes perchées dans le ciel des notes volages.
Un album en signe d'hommage à ce rock qui s'est fait trop rare à notre époque. Une fois encore, il a fallut que les canadiens se décident à sauver l'univers sonore de notre pauvre décennie en mal de bons sons. Nous ne remercierons jamais assez ce pays de nous avoir amené les Arcade Fire, Gonzales et ces Black Mountain pour leurs folies, leurs incroyables tentatives musicales toujours à la limite du ridicule, mais à chaque fois du côté du génie.
Rentrer dans "In The Future" procure des envies de s'emparer d'une Gibson SG et de se fondre dans l'ambiance d'une musique qui a des couilles, si vous me permettez l'expression. Une messe noire commence aux premières notes de l'opus, mais cette messe ne s'achèvera plus. Elle saura vous envouter pour le reste de la journée. Des riffs Heavy Metal aux fûts de batterie écartelés, de la sombre mélodie aux doux arpèges de guitare Starway To Heavenien, tout passe à la casserole durant cette messe qui engloutit tout, et nous rend encore plus admiratif de ces cinq mordus canadiens...

Black Mountain : Tyrants


Le Site Officiel: www.blackmountainarmy.com
La Page Myspace: www.myspace.com/blackmountain

Console : Reset The Preset



En voilà un d'album qui trainassait au rayon inter à la lettre C.
Il était bien là, il était au chaud.
Et puis d'une main tendue et d'une envie sonore je m'emparais de l'objet pour le laissé tourner dans le sombre lecteur qui distille le rythme et l'harmonie dans l'établissement qui me sert de lieux de deals sonores.
Vous dire que j'en ai eu le retournement que j'attendais est bien loin de la réalité. Pour tout avouer je ne m'attendais pas à de l'électronica aussi bien déguisée.
Console est une formation allemande dans lequel gravite six personnalités. Six musiciens, architectes de sons, visionnaires de ce que la musique pourrait devenir en le devenant au moment même où l'on pose l'oreille sur leurs créations. Le clavier de Notwist, Martin Gretschmann, n'a pas laissé de côté les bonnes inspirations pour ce double album complémentaires en terme de sons et si élloignés dans le message musical.
C'est tout simplement excellent. Sans être révolutionnaire.
Et c'est tout le challenge de cette équipée musicale qui a su récupérer les codes pour les détourner et produire un double opus tout en flou artistique d'une rare clarté (???).
J'apprécie la deuxième galette pour le côté ambient qui, je trouve, approche des compositions du géniteur du genre, Brian Eno. Les titres chantés de la première galette me font parfois penser à l'album de Miss Kittin, "I Com".

Console : Surfin Atari


Console : Diagonal


Le site Officiel: www.console.li
La Page Myspace: www.myspace.com/therealconsole