jeudi 17 juillet 2008

John Mayer : Where The Light Is



John Mayer refait parler de lui grâce à ce double live enregistré durant sa dernière tournée qui a suivi le "Continuum" de 2006. Vous dire que je suis heureux de le réentendre serait un euphémisme. J'ai dû monter à la capitale pour mettre la main sur un exemplaire de cet opus uniquement distribué en Import. Constater que ce musicien n'est toujours pas distribué en France montre à quel point le marché peut manquer de recul sur ce que l'on appelle communément le talent.
John Mayer nous propose pour la seconde fois de sa courte carrière un opus Live. Il est vrai que sa dimension prend l'effet XL sur scène tellement il peut fasciner par sa dextérité guitaristique. Mais le jeune homme surprendra d'autant plus qu'il nous offre trois formations distinctes. Une première acoustique en duo avec un autre guitariste, une seconde avec le devenu légendaire John Mayer Trio, puis sur le deuxième disque, il est accompagné des musiciens qui le côtoient depuis plus de deux ans de route. Trois ambiances bien distinctes propices à des réarrangements de qualités. La réédition de "Continnum" avec une deuxième galette avait révélé l'énergie du groupe. c'est donc la première galette qui propose le plus de surprises. D'autant que des nouvelles compositions, des reprises parsèment un tracklisting déjà enthousiasmant.
Un album que je conseille à tout guitariste en manque d'inspiration. Un moment musical qui saura vous séduire et vous faire succomber à cet américain dont je ne cesse de chanter les louanges.

John Mayer : Stop This Train

The Verve : Love Is Noise



Reprendre des nouvelles de The Verve c'est toujours un bon moment. La voix de Richard Aschcroft est toujours aussi phénoménale. Et retrouver sa bande de musicos semble être jouissif. Allez, je ne vous fait pas perdre plus de temps, cliquez sur le lecteur pour découvrir ce nouveau clip de ce groupe qui sort un nouvel album après plus de dix ans d'absence.



L'album est annoncé dans quelques semaines. La sortie est prévue le 18 août en Angleterre et le 19 aux USA. En voici le tracklisting.

01 - Sit And Wonder
02 - Love Is Noise
03 - Rather Be
04 - Judas
05 - Numbness
06 - I See Houses
07 - Noise Epic
08 - Valium Skies
09 - Columbo
10 - Appalachian Springs

mardi 15 juillet 2008

Band Of Horses : Cease To Begin



Il l'aurait aimé cet album si il n'avait pas pris le large. Cette formation nous vient tout droit de Seattle, ville qui a vu naitre de nombreuses légendes musicales comme Hendrix, Pearl Jam, Starbuck et Nirvana (trouver l'intrus)...
Band Of Horses est une résurrection d'un groupe nommé Horses. Les membres se sont retrouvés pour composer quelques titres planants de rock indé comme savent le faire ces musiciens. En 2006, une nouvelle scission et voici que la voix du groupe est le seul à mener la barque. Recrutant de nouveaux membres, ils enregistrent cet opus que j'écoute avec enthousiasme, "Cease To Begin". Un titre qui résume assez bien ce perpétuellement recommencement...
Pour ce qui est des titres qui composent cet opus, on peut facilement tomber amoureux des mélodies très Beach Boys comme ce "The General Specific". Mais le penchant moins jovial est tout aussi séduisant. Ainsi, "Is There A Ghost" est emmené vers un brouillard épais où seule la sublime voix du chanteur éclaire ce qui semble, pendant un bon bout de temps, être une impasse. Mais cette voie sans issue est bel et bien un chemin de fortune. C'est bien connu, les chemins les moins évidents mènent aux plus beaux des trésors.



Une agréable découverte qui saura me faire bouger la tête en rythme lors de mes après-midis de bronzage en sirotant un Mojito d'un autre monde...

Band Of Horses : The General Specific



Le Site Officiel: www.bandofhorses.com
La Page Myspace: www.myspace.com/bandofhorses

Muzik In Mars Say Yeah !!!



Scratchy et moi même sommes dans le regret de vous annoncer la disparition de Mr Iggy. Notre compère, notre frère d'arme a largué les amares du port musical marseillais pour sombrer dans les abimes d'un océan pour débarquer sur une terre aride nommée "Bright-Eyes-Land". Plus de news de son bip bip de Tatoo qu'il avait sur lui pour être tracé. C'est avec un profond chagrin que Scratchy se joint à moi pour vous annoncer sa disparition. Iggy était peu loquace mais savait dire les mots qui nous manquaient. Souvenez vous de la Spéciale Radiohead (émission du mois de Février) avec ces phrases en suspens. Souvenez vous encore de cette monomanie, cette passion exacerbée pour Bright Eyes. Il l'avait préparé son périple, son navire était fait de CD et de vinyle, de peau de futs de batterie. et de vieilles carcasses de guitares chopées dans les caves de hard-rockers reconvertis en commerciaux pour France Loisir.
L'embarcation n'a pas dû tenir...
Plus de nouvelle...
Iggy, tu vas nous manquer...
Reposes en Paix ...
Pour souvenir, je vous propose de revisionner notre première collaboration, l'enregistrement date de l'an dernier...

Muzik In Mars de Mr Iggy Part 1



Muzik In Mars de Mr Iggy Part 2



Bon sinon, nous nous sommes décidés à reprendre les micros pour la Radio Webphonique Marseillaise. La prochaine émission sera enregistrée en public dans un nouvel endroit très sympa nommé le Nolita (201 rue Paradis, 13006 Marseille). Nous vous donnerons plus de détails dans les semaines à venir.
Keep The Faith !!!
Muzik In Mars Say Yeahhhhh !!!

lundi 14 juillet 2008

Juliette Lewis : Hardly Wait



Un petit post pour un titre que j'ai cherché, cherché et encore cherché...
Ce titre, interprété dans le film "Strange Days" par la sulfureuse Juliette Lewis, j'ai longtemps cru qu'il était signé de la patte de la plus rock des rockeuses de la fin du vingtième siècle, PJ Harvey. Mais il n'en est rien, c'est bien la Lewis qui l'a enregistré pour les besoins du film qui utilise les Minidiscs pour voyage virtuel (un concept intéressant au moment où l'Iphone 3G pulvérise tous les records de ventes mondiaux).
Toujours est il que la tension de ce titre m'a toujours attiré. Je profite donc de ma trouvaille pour vous la faire partager. La discographie de Juliette Lewis me parle, toutefois, beaucoup moins que ce titre empreint de colère et de mélancolie.



Entre parenthèses, cette BO se trouvait dans les bacs soldés de votre maison O'CD marseillaise... Avis aux amateurs de bonnes découvertes.

Juliette Lewis : Hardly Wait

dimanche 13 juillet 2008

Rufus Wainwright



Dans un peu plus d'une semaine je serais assis dans les hauteurs de Nice, à Cimiez. Pendant plus de quatre jours je vais balader mes oreilles aux sons divers et variés d'artistes de talents. Et lors de la première soirée je vais mettre une image à ce son qui habite la pièce dédiée à la sieste d'après déjeuner, Rufus Wainwright.
Non pas que sa musique m'endorme, mais elle est tellement langoureuse et porteuse de bonnes ondes que l'on fermerait les yeux pour se retrouver au paradis. D'ailleurs dans son sublime "Want One", le musicien ne nous trompe pas en se parant d'une armure de chevalier sombrant dans un sommeil profond au pays des comptes de fées. Attendant sa belle, qui le sauverait de son long sortilège comateux.
Rufus est le fils d'une famille d'artistes. Ses parents, Loundon Wainwright III et Kate McGarrigle, ont promenés toute la famille sur les routes des tournées. Pas étonnant, donc, que les rejetons aient pris le chemin déjà bien entamés. Mais là où son père était l'un des ambassadeur de la folk, le fils a opté pour une pop classieuse et riche en fourre-tout philharmonique. Sa voix glisse comme de la soie, sa musicalité presque onirique, nous raconte les histoires déçues, les souvenirs d'enfants et autres images fantasmées.
Dans ses projets les plus aboutis, je noterai ce superbe "Want" mais aussi son dernier opus, "Release The Stars". Une véritable porte ouverte aux étoiles qui sortiraient de sa tête rêveuse. Car tout l'univers de Rufus est un rêve avec orchestre, étincelles et lutins. Des projets, l'artiste en a certainement à la pelle. Son dernier en date est cet hommage vibrant qu'il a rendu à sa muse Judy Garland.
A quoi peut ressembler une prestation de cet homme qui porte l'uniforme tyrolien lorsqu'il ne s'est pas mis en scène en Belle au bois dormant ? L'extrait m'inspire curiosité et hâte de retrouver cet univers si attirant et décalé.



Le Site Officiel: www.rufuswainwright.com
La Page Myspace: www.myspace.com/rufuswainwright

Bill Withers : Live At Carnegie Hall



Quelle belle journée que ce premier jour de Vacances. Trois semaines de promenades, de découvertes, de siestes, de bronzage intensif, de musculation matinale et de musique permanente. Commencer ses vacances avec l'opus live de Bill Withers enregistré en Octobre 1972 à NYC est une bonne introduction à cet instant même ou je vous écrit ce petit post ensoleillé.
Imaginez une salle somptueuse, juste à deux pas de Central Park. Un lieu qui accueille les grandes formations classiques, mais aussi les artistes pop du moment. Lorsque l'on rentre dans le Carnegie Hall, on bascule automatiquement dans les séquences de films à grands spectacles où les hommes sont en costumes et les dames dévoilent leurs gardes robes des grands soirs. En cette soirée d'Octobre 1972, le maitre des clefs c'est Mister Soul. Celui qui, en deux albums, a mis tout le monde au diapason. Car ce monsieur n'est rien d'autre que le compositeur du célébrissime "Ain't No Sunshine" et du slowissime "Lean On Me".
Imaginez donc cet homme, que dis-je, ce talent entouré des plus groovissimes musiciens que l'on peut trouver aux alentours de Manhattan. Imaginez un public acquis avant l'entrée de cette troupe déchainée et vous obtiendrez une prestation fiévreuse, Soulissime avec ce basculement des hanches qui vient tout naturellement. Pas besoin d'être un expert du déhanché pour succomber, même Nicole Kidman se laisserait avoir par ces quatorze plages musicales.
L'album sort en 1973, il est le troisième d'une discographie qui prendra fin en 1985. La voix, le talent de l'homme est toujours perceptible sur chacune des galettes. Il est pourtant triste de constater qu'excepté les compilations, le talent de compositeur ait été mis de côté. En 2005, Bill Withers fut introduit dans le Songwriters Hall of Fame avec son compère Isaac Hayes.



Mais où se procurer ce bijoux sonore ?
C'est pas parce que je suis en vacances que la maison O'Cd n'a plus son lot de trésors qui vous tend les mains. Bien au contraire, des trésors il y en a à la pelle... Alors faites un petit coucou à la rue de Rome si vous passez pas trop loin.
L'avantage des vacances, c'est aussi le fait que je vais avoir plus de temps pour chroniquer cette pile de CD que j'ai mis de côté pendant plus de trois mois...
Vous êtes prêts à lire, car moi je suis prêt à écrire !!!
Musicalement.

Bill Withers : Ain't No Sunshine


Bill Withers : Lean On Me


Site Officiel: www.billwithersmusic.com

mercredi 9 juillet 2008

Radiohead : Lost Treasures 93 -97



Vous proposer une autre couche vous semble peut être indigeste. Mais c'est une réponse à la provocation faite par l'ancien label du groupe qui n'a rien trouvé de mieux que de sortir un best-of en pleine tournée internationale. Radiohead a toujours crié sa haine des compilations et best-of en tous genres. Leur argument, et il est de taille, sortir un titre de l'ensemble de l'album dans lequel il se trouve est une extraction qui enlève la saveur et l'ambiance dans lequel il est sensé révéler le meilleur de lui même. Mais voilà, la major EMI, en pleine bérésinat financière, n'a plus de principe. Et même si il s'agit d'une de leur plus grosse signature, le big boss au gros cigare, a décidé de proposer deux versions d'un best-of assez pathétique.
A cette offre non alléchante, j'ai préféré succomber à ce double album de raretés qui étaient éparpillés dans les Faces B des singles et maxis, "Lost Treasures 93 -97". On y retrouve des versions acoustiques bien roulées, des titres non retenus et des remixs de hauts niveaux. Certains musiciens du groupe confirment que ce sont dans ces Bsides qu'ils trouvent les meilleurs titres de la formation. Je vais dans le sens des intéressés et vous propose deux titres en exclusivité tirés de ce double remplis de raretés. Régalez vous bien...

Radiohead : Meeting In The Aisle


Radiohead : Talk Show Host

dimanche 6 juillet 2008

Richie Havens : Nobody Left To Crown



Quiconque a vu le film sur le célèbre festival américain qui se déroula en 1969, Woodstock, se souvient de cet homme longiligne qui traverse la scène, sa guitare folk en main, se plaçant devant la foule, face à son micro et déversant son message de paix universel.



Richie Havens, avec son jeu de guitare unique, sa voix qui me fait penser parfois à celle de Cat Steevens, nous revient avec un sublime album, "Nobody Left To Crown". La régularité de son message est comme celui d'un battement d'aile de papillon. Pas besoin de zapper un de 25 opus qu'il a enregistré entre 1965 et son tout nouveau né, le message reste le même: une fois en l'âme généreuse de l'homme. Il n'est, pourtant pas dupe, l'artiste. Il connait les méfaits de la politique des hommes. Mais il reste fidèle à sa vision. Né en 1941 à Brooklyn, il passe comme tous ses confrères par le Village de Manhattan, y côtoie Bob Dylan et fait la rencontre du manager de la confrérie folk américaine, Albert Grossman. Il signe un contrat avec Verve, sortira ses premiers albums, puis décidera de créer son propre label pour avoir la liberté qu'il ne trouve pas ailleurs.
Son besoin de liberté est devenu sa marque de fabrique. Il a conquis l'Amérique en se produisant sur scène. Il a conquis le respect des autres artistes par sa longévité et sa lucidité sur le milieu commercial de la musique. Ainsi, nous le retrouvions à l'ouverture du festival de Cannes en 2008, interprétant un "Freedom" en l'honneur du président du jury. Un autre homme avide de liberté si cruciale à la créativité, Sean Penn.



Dans ces deux extraits vidéos, ce qui est émouvant c'est cet imperturbable message. Un message que l'on retrouve sur ce très bel opus que je vous conseille. "Nobody Left To Crown" est la démonstration que Richie Havens traversera les temps avec sa musique, et que cette musique nous procurera toujours ce champs de vision nécessaire à un quotidien qui parfois s'obscurcit sans que l'on en ait la moindre explication. Un choix de chronique avisé en cette semaine marquée par la libération d'une femme au courage exemplaire, et par l'anniversaire d'un homme qui a vécu la ségrégation derrière les barreaux et qui a été président du pays qui l'a pendant si longtemps puni parce que sa peau était différente.

Richie Havens : The Great Mandala (The Wheel Of Life)


Le Site Officiel: www.richiehavens.com

vendredi 4 juillet 2008

Alain Bashung : Bleu Pétrole



Voici un des rares chanteurs français qui a su me faire vibrer. Un personnage, un caractère, une voix, et toujours ces textes énigmatiques, beaux et aux multiples lectures. J'ai le souvenir d'un concert dans l'Olympia de l'ancienne époque, celui qui était petit, charmant, et encore humain. Un concert de cet homme maitre de la maison, dans la finesse mais avec cette force retenue qui le caractérise souvent. Oui c'est ce qui me fascine chez ce gentleman de la chanson française. J'ai le souvenir d'une photo de Bashung ligoté dos à dos avec son homologue, Mr Serge Gainsbourg. Cette photo, je l'ai longuement observé chez un de ses anciens musiciens. Un homme sans qui je n'aurai pas connu ma première vocation de sonorisateur de concert qui m'a permis de côtoyer ce monde artistique de l'intérieur.
Mais revenons à ce "Bleu Pétrole". Cet album ne trouve pas sa force dans la production, comme souvent chez Bashung. C'est assez dépouillé et assez ressemblant d'un titre à l'autre. Non, ce qui rend cet opus sublime, c'est bien la grandeur des compositions, des textes et la voix de celui que je placerai tout en haut de notre famille de chanteurs à texte. C'est tranchant comme un couteau tapant le cœur de l'homme aux multiples blessures. C'est fort comme un whisky de cent ans d'age. C'est profond comme l'océan en pleine nuit sans lune. Et tout cela donne ce Bleu sombre, cette couleur sans limite, cette guitare folk qui ne pourra jamais disparaitre. Et même l'hommage rendu à Leonard Cohen réadapté en français par Monsieur Graeme Allwright touche les étoiles de la beauté. Car les intervenants de notoriétés certaines sont légions sur cet album. De Manset à Allwright en passant par la voix de Louise Attaque, Gaëtan Roussel.



Alain Bashung : Je T'Ai Manqué