dimanche 30 mars 2008

Alice Russell : Under The Munka Moon II



Et voici la découverte de la semaine. Il s'agit d'un opus qui traine depuis le mois de Janvier 2008, dans le rayon International, à la lettre R (une lettre qui renferme bien d'autres perles).
Mais qui est Alice Russell ?
C'est une voix que l'on n'oublie pas, une de ces voix de chanteuse Soul qui donne le frisson. Peu importe le frisson, c'est le son qui importe. Et pour ce qui est du son, je peux dire que l'on est servi. Pour info, elle est la voix qui illustre les plages musicales du Quantic Soul Orchestra. Elle a collaboré avec Bah Samba, TM Juke, Kushti. Son registre fluctue entre la Soul, le Jazz, et une Funk acidulée à la sauce anglaise...
Cet opus, "Under The Munka Moon II", est sorti quelques mois après le premier (vrai) album de la chanteuse. Il s'agit d'un assemblage de remixs des titres de Miss Russell. On y trouve, entre autres remixers de talents, la pâte musicale de DJ Vadim. L'opus pourra manquer de-ci, de-là d'instruments acoustiques, mais c'est là tout le principe du remix. Alors, si vous croisez "Under The Munka Moon" il serait intéressant de comparer la version originale avec sa version remixée.
Dernière info, Alice Russell sera au Cabaret Aléatoire, le 4 Avril.

Alice Russell : Seven Nation Army



Le Site Officiel: www.alicerussell.com
La Page Myspace: www.myspace.com/alicerusselluk

R.E.M. : Rapid Eyes Movement



Voici un rapide récapitulatif de la carrière de ce groupe qui propose depuis une semaine son dix septième album studio. R.E.M est un quatuor créé dans les années 80 à Athens, Georgia, USA, par Michael Stipe (chant), Peter Buck (guitare), Mike Mills (basse) et Bill Berry (batterie). Après une tournée américaine en 1980, la formation signe un premier contrat dans un label indépendant, Hib-Tone. Ce contrat sauta un an plus tard, lorsque le label en vogue IRS Records (créé par le frère de Stewart Copeland) les remarqua et leur proposa de les signer pour une durée de quatre ans. Quatre années durant lesquelles le groupe sortira quatre opus. Chaque sortie faisant de plus en plus de vagues médiatiques. Les galettes sont produites par des pointures, que ce soit John Melllecamp ou Joe Boyd, qui a travaillé avec Fairport Convention et Nick Drake. Un cinquième album est en préparation en 1986, mais les sessions d'enregistrement tournent à la rupture avec I.R.S.
C'est en 1987 que R.E.M signe le contrat qui lui amènera gloire et notoriété internationale. Warner récupère la formation dans son catalogue, lui permettant de bâtir une réputation de performer et d'artistes d'envergure comparable à celle de U2.
Au même moment, et voyant que leurs poulains prennent du grade, IRS sortira une compilation des premiers enregistrements du combo. Durant ces années de gloires, quelques moments tragiques survinrent dont l'anévrisme du batteur, Bill Berry. Le quatuor se transforme en trio...
En 1996, Michael Stipe et ses deux acolytes ressignent avec Warner pour une somme de 80 millions de dollars. Les hits se succèdent, les albums sont à chaque sortie accueillis par une ovation des critiques, les tournées sont titanesques. Un résumé des tubes made in R.E.M est réalisé par le label en 2003 avec "In Time".
Et puis, en 2004 sort "Around The Sun", un album qui semble montrer un trou noir dans l'inspiration des trois compères. S'en suivra une tournée avec Bruce Springsteen, Pearl Jam, Bright Eyes (Mr Iggy, es tu là ???) pour provoquer un débat politique en plein cœur des Etats Unis. "Vote For Change" n'amènera pas la vague de changement politique qu'attendaient les artistes...
La sortie, en 2007, d'un double live annoncera le retour du groupe sur le devant de la scène. La formation est toujours debout, retrouvant les guitares rock des premières années, délaissant le côté pop de certains opus. "Accelerate" est un retour au source, une sorte de petite tape amicale à ceux qui, comme moi, ont découvert R.E.M signé chez feu IRS Records...

R.E.M : What's The Frequency



R.E.M : Everybody Hurts



R.E.M : Man On The Moon (Live)



Le Site Officiel: www.remhq.com
La Page Myspace: www.myspace.com/rem

Natalie Merchant : Life Is Sweet



Retomber sous le charme d'une voix. Retrouver ce visage radieux, cette douceur, et cette sensation d'être à 2 mètres de l'artiste en regardant ce "VH1 Storyteller: Natalie Merchant".
Alors, on peut reprocher la courte durée du programme, mais tout est délicieux. Des passages groovy, de la collaboration artistique, au moments plus intimes.
Je retiendrai ce "Life Is Sweet" avec Chris Botti en guest, à la trompette. Pour le reste, je ne saurai trop vous conseiller l'achat de ce DVD musical. Il permettra aux chanceux qui connaissent la voix de la douce, de retrouver ce bout de femme, aux autre de succomber à la classe artistique de cette voix qui fit ses premières armes au sein de 10.000 Maniacs.

vendredi 28 mars 2008

I'm Not There ...



Cela aurait pu être une vulgaire compilation, une de plus, sur Bob Dylan. Les cinq acteurs, qui interprètent les différents Dylan, auraient pu pousser la chanson... Je n'ose même pas imaginer le résultat, Richard Gear chantant du Zimmerman...
Il n'en n'est rien, ce double album qui illustre le biopic de Dylan, "I'm Not There" est un vibrant hommage de la scène rock indé américaine à l'icône de la folk, de la chanson.
On croise Eddie Vedder, Sonic Youth, Antony and The Johnsons, Calexico, Cat Power, Sufjan Steevens, Jack Johnson, Mark Lanegan. Je comprends mieux pourquoi Mr Iggy m'a conseillé l'écoute de cet opus.
C'est tout lui ça...
Pas besoin de vous proposer le tracklisting, tout y est et tout est de qualité. Alors si par aventure, vous vous risquez dans le rayon des musiques de films, n'ayez pas la main et le regard léger sur cette pépite musicale qu'est ce double album. Non, prenez en soin, posez la sur la pile des acquisitions, vous me remercierez...

Antony & The Johnsons : Knockin' On Heaven's Door

jeudi 27 mars 2008

Phil Ochs In Concert



Tragique histoire que celle de Phil Ochs.
Jeune ambitieux en école de journalisme à l'université de l'Ohio, il se découvrit une passion pour la chanson. Il décida de tout plaquer pour se mettre à la guitare et s'inventer un titre de "journaliste chantant". C'est avec des titres aux paroles sociales contestataires qu'il côtoya les Joan Baez, Bob Dylan et autre Pete Seeger sur les scènes de New York.
Elektra signa trois albums avec ce jeune obsédé de la chanson folk revendicative. Trois albums dont ce fameux Live. Du label Elektra, il passa chez A&M, une période difficile car il perdit sa notoriété de folk singer en s'orientant vers une pop en totale contradiction avec un Hendrix nerveux et agité qui faisait les couvertures et trônait sans pitié dans les hits.
Déprimé par sa perte de notoriété, il sombra dans l'alcool. C'est lors d'un voyage en Tanzanie,qu'il fut victime d'une attaque. Trois hommes le détroussèrent en le laissant pour mort. Ochs survécut mais, étranglé par ses agresseurs, il perdit une partie de ses capacités vocales. Déterminé à reprendre sa guitare sans quitter ses bouteilles, il frappa à de nombreuses portes qui restèrent toutes fermées.
Il se donna la mort par pendaison en 1976.
Voici pour la sombre histoire. Mais retenons de cet artiste passionné ce témoignage sonore. Ce "Phil Ochs In Concert". Il est seul sur scène avec sa guitare folk et propose à son public, sous le charme, ses titres profondément politiques et pacifistes.

Phil Ochs : Love Me I'm A Liberal

Interpol : Live



Bouh, comme c'est bon et impressionnant !!!
J'avais, cet été, chroniqué le dernier album studio d'Interpol. J'en étais déjà tout retourné. J'avais évoqué la noirceur de Joy Division.
A l'écoute de ce six titres baptisé "Live", je ne peux que constater que l'ampleur de cette musique pénétrante n'a que plus de valeurs. "Pionneer To The Falls" étant un exemple par excellence.
Et là le regret de n'avoir pas eu la chance de croiser la route de leur tournée. Heureusement que l'idée de sortir cette galette a traversé l'esprit sacrément pop de ces quatre musiciens éclairés.
Mais ce qui est encore plus agréable, c'est de sentir un public en total osmose avec le groupe. Et cela sans cri esthérique, c'est une osmose qui stimule les deux parties.
Un grand moment de Pop comme je les aime. Ces musiciens ne sont pas de grands interprètes, mais ils ont le don de savoir interpréter ce qu'ils jouent, et c'est là toute la magie de leur musique et de leur son.

Interpol : Pioneer To The Falls

mardi 25 mars 2008

Et De 500 ...



C'est en regardant le nombre de posts écrits que je me suis aperçu que j'étais entrain de composer ce numéro 500. En cumulant les Archives, et les posts inscrits sur le tout frais site de Muzik In Mars, nous arrivons donc à 500. J'en profite pour vous remercier, chers lecteurs. D'où que vous soyez, fidèles, ou de passages. Merci pour vos mails d'encouragements. Merci à vous tous.
Et pour fêter le blog du disquaire marseillais, je vous invite à communiquer l'adresse du site auprès de vos proches avides de nouvelles sensations musicales. Je n'oublie pas de remercier aussi mes complices radiowebphoniques, Iggy et Scratchy. Je vous invite à écouter la nouvelle émission de Muzik In Mars Say Yeah !!! fraichement mise en ligne. Le sujet étant "les noms de groupe qui n'en sont pas un".
La Musique est un Art qui n'a de valeur que dans son Partage.
Musicalement.

Vashti Bunyan : Lookaftering



Voici l'histoire étrange d'une artiste barrée et complètement indépendante. Vashti Bunyan, née dans les années 40, enregistre en 1970 "Just Another Diamond Day". Un album qui la propulse en haut, tout en haut. On apose à son album le stickers Psyché Folk. On lui décerne le patronyme de la Godmother of Freak Folk. Et puis, plus rien.
Un silence artistique ?
Non, un silence médiatique. Les fées que sont les agents artistiques se reposeront sur le lit de la toujours vaillante Vashti. Mais ce compte de fée prendra plus de trente années. C'est en 2005 que sort "Lookaftering". Et là, c'est la claque.
C'est tout simplement beau.
Alors Vashti Bunyan, merci. Merci pour cette simplicité dans toute cette beauté qui compose votre dernière œuvre. "Lookaftering" n'a rien à envier à toutes ces productions folk qui ne font que vous rendre hommage.

Vashti Bunyan : Here Before



La Page Myspace: www.myspace.com/vashtibunyan

lundi 24 mars 2008

Le Nouveau Concours En Ligne



Bien conscient que la précédente galette n'était pas évidente à remporter, je me permet d'adresser mes félicitations à Gilles de Marseille pour son mail gagnant. Pour les curieux et amateurs de folk teinté de blues, il s'agissait de Chris Whitley et de l'album "War Crime Blues" sorti en 2003. Gilles, l'album est à toi...
Voici, dans un tout autre registre musical, la nouvelle galette à remporter. Il s'agit d'un saxophoniste (là, je me mouille pas trop), un musicien qui fait parti de l'histoire du funk (là, j'en dis un peu trop...).
Pour compliquer un peu la sauce, je vous demanderai de trouver le nom de l'artiste, mais aussi celui de l'album.
Amusez vous bien...

Brazilian Girls



Pas de string et de faux seins à l'horizon. Point de suave brésilienne dans ce combo principalement masculin, mais autour d'une voix bien féminine. Cette voix, c'est celle de Sabina Sciubba, une italienne qui maitrise cinq langues et qui lui permettent de nous proposer des titres en français, en anglais, mais aussi en espagnol, italien.
La formation est basée à New York. Leur son est une mixture d'électro jouasse, d'une pop débridée et d'une gaité qui a la bonne idée d'être partagée par chaque auditeur.
Je pense à Phoenix en écoutant "Don't Stop", mais ce serait trop réducteur de leur coller une étiquette tellement la diversité des sons de cet album, signé chez Verve, est positive...
Il s'agit de leur premier opus, un album éponyme (j'en connais un qui sera ravi) qui donne la banane. Mais une galette qui se laisse écouter sans une quelconque réflexion sur l'avenir de la pop. Un juste milieu entre le divertissement et une œuvre artistique. Un divertissement de qualité serait le bon terme pour définir le concept musical de ce disque.

Brazilian Girls : Homme



Le Site Officiel: www.braziliangirls.info
La Page Myspace: www.myspace.com/braziliangirls